Wannieck, Léon
29, rue de Monceau
Maison L. Wannieck
Place Tiananmen
Maison L. Wannieck.
5, rue d’Enghien
Maison L. Wannieck.
1, rue Saint-Georges
(source :
Bulletin de la Société des amis de la Bibliothèque d'Art et d'Archéologie de l'Université de Paris
. 1er semestre 1929, n° 1)
Jeunesse et formation
Léon Joseph Benjamin Wannieck naît le 17 février 1875 à Vienne, en Autriche. D’origine tchécoslovaque, il est le fils de Joseph Wannieck et d’Ada Mauroner, et le neveu de Friedrich Wannieck (1838-1919), célèbre industriel de Brno, en actuelle République tchèque. Il acquiert la nationalité française par décret le 16 juillet 1921 (AN, Sous-série BB/11, Décrets de naturalisation de l’année 1921), à la suite de son engagement au sein de la Légion étrangère de l’armée française, dès le 29 septembre 1914.
Marie-Madeleine Perault naît quant à elle le 2 août 1871, à Barberier (Allier). Elle est la fille de Nicolas Péraud, dont le nom sera par la suite orthographié « Perault », décédé, et de Marie Citerne, sans profession (AM Barberier, s.c.). Le 8 décembre 1916, Marie-Madeleine Perault épouse Léon Wannieck à Paris ; ils vivent alors au 17, rue Drouot, dans le 9e arrondissement. Ils s’installent ensuite à une date indéterminée au 29, rue de Monceau, dans le 8e arrondissement. Le couple n’a pas d’enfant, mais les neveux et nièces Perault semblent particulièrement présents dans leur vie personnelle et professionnelle, à l’image de Francis Perault (1903-1930).
Le couple Wannieck ne semble pas avoir reçu une quelconque formation universitaire : les origines modestes de Marie-Madeleine Perault laissent penser qu’elle n’a pas eu accès à un cursus scolaire long. Léon Wannieck a quant à lui abandonné ses études à l’âge de quinze ans, afin de rejoindre l’armée. Le couple possède en revanche une riche bibliothèque autour des arts asiatiques, et en particulier concernant la céramique chinoise (AN, AB/XXXVIII/137).
Fonctionnement de la galerie
La Maison L. Wannieck possède la particularité, rare pour un antiquaire d’arts chinois à cette époque, d’avoir été fondée en Chine même, à Pékin, place Tiananmen, en 1902. Cette maison-mère, où Francis Perault semble avoir tenu un rôle de relai, permet d’approvisionner chaque quinzaine la galerie parisienne, située d’abord au 5, rue d’Enghien (10e arrondissement), puis au 1, rue Saint-Georges (9e arrondissement) à partir de 1914 (Wannieck L., 1911). Certaines pièces sont acquises auprès d’antiquaires pékinois, tandis que d’autres sont achetées à des locaux réalisant des fouilles (Rostovtzeff M., 1929, p. 111).
Répertoriée dès 1913 comme une entreprise d’« Importation d’objets d’art anciens de Chine, Porcelaines, Poteries, etc. » (AP, Bottins du commerce, 1910 à 1914), la galerie parisienne se spécialise plus précisément dans les « Œuvres chinoises. Porcelaines chinoises anciennes. Bronzes chinois anciens, céramiques. Sculptures bouddhiques en pierre anciennes, peintures, panneaux de laque » (The Burlington Magazine for Connoisseurs, 1923-1931, p ?). Il est complexe d’y distinguer ce qui relève de la collection particulière des Wannieck et ce qui est destiné à la vente.
Voyages
Cette présence en Chine s’accompagne de plusieurs voyages, au cours desquels les Wannieck rapportent de nombreuses œuvres. Subventionné par la Ville de Paris (BNF, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 8 février 1923, imprimé), le long séjour de 1923 permet à Léon Wannieck d’effectuer des recherches archéologiques en Chine du nord et en Mongolie, à la condition de laisser à la Ville de Paris un droit de premier choix sur les objets rapportés, à l’exception des manuscrits. Les objets ainsi importés en France donnent lieu à une exposition au musée Cernuschi en 1924 (AP, VR 233, Musée Cernuschi), et sont en grande partie acquis par la Ville de Paris pour cette même institution. Lors du second voyage, en 1924, Marie-Madeleine Wannieck est présente, bien que son rôle exact soit mal connu. Les dangers rencontrés lors de ces voyages sont soulignés par la presse contemporaine ; ils ont en effet pour contexte une période troublée de l’Histoire de la Chine, alors marquée par les conflits des « seigneurs de la guerre » et par les famines et insécurités qui en découlent.
Relations avec le milieu de la sinologie et les musées
Les Wannieck fréquentent de nombreux professionnels ou amateurs des arts asiatiques. Ching Tsai Loo (C. T. Loo, 1880 - 1957), célèbre antiquaire d’arts chinois, fait ainsi partie des amis et concurrents de Léon Wannieck. Le couple est également très impliqué au sein de la Société des Amis du Musée Cernuschi, dont Léon Wannieck est le vice-président dès sa création en juillet 1922 (procès-verbaux de la Société des Amis du Musée Cernuschi, s.c.). Lors des assemblées de cette société, le couple fréquente des sinologues de premier plan, tels que Paul Pelliot (1878-1945). Léon Wannieck est aussi en contact régulier avec Henri d’Ardenne de Tizac (1877-1932), conservateur du musée Cernuschi.
Par ce lien direct, ou à travers la Société des Amis, les Wannieck donnent ou vendent de nombreuses œuvres au musée Cernuschi. Ce statut de grand donateur du musée vaut à Léon Wannieck d’être proposé par Henri d’Ardenne de Tizac pour la Croix de la Légion d’honneur (AP, VR233), une décoration dont l’attribution n’a pas pu être confirmée à ce jour. Marie-Madeleine Wannieck se voit quant à elle remettre la médaille de vermeil des donateurs, plus haute distinction de la Ville de Paris (BNF, Conseil Municipal de Paris, 1956).
Les Wannieck sont également en contact avec plusieurs conservateurs du monde occidental. ; on peut ainsi citer Zoltán Felvinczi Takács (1880-1964), directeur du Ferenc Hopp Museum of Asiatic Arts de Budapest, qui acquiert environ vingt-cinq pièces auprès des Wannieck, et qui leur rend visite à chacun de ses séjours à Paris (Fajcsák G., 2008).
Décès
Léon Wannieck décède le 24 mars 1931, à l’âge de 56 ans, des suites d’une erreur opératoire ayant provoqué une brûlure aux rayons X (Pelliot P., 1931). Marie-Madeleine Wannieck vit jusqu’au 6 juin 1960. Dans cet intervalle, elle maintient l’activité de la galerie, qui prend d’ailleurs son nom en devenant la « Maison L. Wannieck - Vve Wannieck, Succ. ». Après son décès, ses biens personnels et financiers sont légués à ses proches, notamment à ses neveux et nièces. Les œuvres sont quant à elles vendues lors de plusieurs ventes aux enchères, en 1960.
Article rédigé par Julie Robin
Youth and education
Léon Joseph Benjamin Wannieck was born 17 February 1875 in Vienna, Austria. Czechoslovakian in origin, he was the son of a Joseph Wannieck and Ada Mauroner, and the nephew of Friedrich Wannieck (1838-1919), a famous industrialist in Brno, today in the Czech Republic. He acquired French nationality by a decree of 16 July 1921 (AN, Sous-série BB/11, Decrees of naturalisation for the year 1921), following his engagement in the French Foreign Legion, as of 29 September 1914.
Marie-Madeleine Perault was born 2 August 1871, in Barberier (Allier). She was the daughter of Nicolas Péraud, whose name would later be spelled “Perault”, deceased, and Marie Citerne, without profession (AM Barberier, s.c.). On 8 December 1916, Marie-Madeleine Perault married Léon Wannieck in Paris. They were living at 17, rue Drouot, in the 9th arrondissement. The later moved, at an undermined date, to 29, rue de Monceau, in the 8th arrondissement. Le couple had no children, but the Perault nieces and nephews appear to have had quite a presence in in their personal and professional life, like Francis Perault (1903-1930).
The Wannieck couple does not seem to have obtained any sort of university training: Marie-Madeleine Perault’s modest background allow one to infer that she did not have access to a long period of schooling. Léon Wannieckabandoned his studies at the age of fifteen to join the army. However, the couple possessed a rich library centred on Asian arts, and in particular concerning Chinese ceramics (AN, AB/XXXVIII/137).
How the gallery operated
The Maison L. Wannieck possessed the historical particularity, rare in that period for an antique dealer specialised in Chinese arts in the period, to have been founded in China, in Beijing, on the Tiananmen Square, in 1902. This parent company, where Francis Perault seems to have served as relay, every two weeks or so supplied the Paris gallery, located first at 5, rue d’Enghien (10th arrondissement), then at 1, rue Saint-Georges (9th arrondissement) from 1914 on (Wannieck L., 1911). Some pieces were acquired from Beijing antique dealers, whereas others were purchased from locals undertaking digs (Rostovtzeff M., 1929, p. 111).
Registered from 1913 as a company “Importing antique art objects from China, Porcelains, Pottery, etc.” (AP, Bottins du commerce, 1910 to 1914), the Paris gallery was specialised more precisely in “Chinese works. Antique Chinese Porcelains. Antique Chinese Bronzes, ceramics. Antique Buddhist sculptures in stone, paintings, lacquer panels” (The Burlington Magazine for Connoisseurs, 1923-1931). It is a complex task to distinguish what was part of the personal collection of the Wanniecks from the pieces destined for sale.
Travels
The presence in China was accompanied by several voyages, during which the Wanniecks brought back numerous objects. Subsidised by the city of Paris (BNF, Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 8 February 1923, printed), the long sojourn of 1923 enabled Léon Wannieck to undertake archaeological research in northern China and in Mongolia, conditioned upon leaving to the city of Paris the right of first choice on the imported objects, with the exception of manuscripts. The objects imported into France in this manner led to an exhibition at the Musée Cernuschi in 1924 (AP, VR 233, Musée Cernuschi), and the major part was acquired by the city of Paris for this same institution. Marie-Madeleine Wannieck was present on the second voyage, in 1924, although her role is unclear. The dangers encountered on these voyages were emphasised by the press at the time. They did in fact take place during a very turbulent period in China’ history, marked by the conflicts between the “Warlords” and by famines and insecurity they entailed.
Relations with the world of sinology and museums
The Wanniecks socialised with a number of professionals and amateurs of Asian art. Thus, Ching Tsai Loo (C. T. Loo, 1880 - 1957), a famous antique dealer of Chinese art, was among Léon Wannieck’s friends and competitors. The couple was also very involved in the Société des Amis du Musée Cernuschi (Friends of the museum), for which Léon Wannieck served as vice-president from its founding in July 1922 (minutes of the Société des Amis du Musée Cernuschi, s.c.). During the society’s assemblies, the couple socialised with leading sinologists, such as Paul Pelliot (1878-1945). Léon Wannieck was also in regular contact with Henri d’Ardenne de Tizac (1877-1932), the curator of the Musée Cernuschi.
Through this direct link, or through the Société des Amis, the Wanniecks donated or sold numerous works to the Musée Cernuschi. The status of major doner to the museum led to Léon Wannieck being proposed by Henri d’Ardenne de Tizac for the Croix de la Légion d’honneur (AP, VR233), a decoration the attribution of which has thus far not been confirmed. As for Marie-Madeleine Wannieck, she was awarded the doners’ vermeil medal, the highest distinction of the city of Paris (BNF, Conseil Municipal de Paris, 1956).
The Wanniecks were also in contact with a number of curators across the western world, among whom were Zoltán Felvinczi Takács (1880-1964), director of the Ferenc Hopp Museum of Asiatic Arts of Budapest, which acquired some twenty-five pieces from the Wanniecks, and who paid them a visit during each of his sojourns in Paris (Fajcsák G., 2008).
Death
Léon Wannieck died on 24 March 1931, at the age of 56, a consequence of the faulty operation of that caused an X-ray burn (Pelliot P., 1931). Marie-Madeleine Wannieck lived until 6 June 1960. During this period, she continued to run the gallery, which she renamed the “Maison L. Wannieck - Vve Wannieck, Succ.” (indicating her successor status as widow). She bequeathed her personal possessions and financial holdings to her closest family, namely her nieces and nephews. The stock of works of art was sold during a series of auctions in 1960.
Article by Julie Robin (translated by Gammon Sharpley)
[Objets collectionnés] (autres périodes).
[Objets collectionnés] bronzes.
[Objets collectionnés] statuaire (mingqi), bronzes.
[Objets collectionnés]
[Objets collectionnés] statuaire (mingqi).
[Objets collectionnés]
[Objets collectionnés]
[Objets collectionnés]
[Objets collectionnés]
[Objets collectionnés] statuaire en bronze.
Caractéristiques de la collection
La collection telle que recensée actuellement ne saurait constituer une image exhaustive du contenu de la galerie Wannieck à un instant donné. Avec un peu plus de 800 œuvres identifiées, ce corpus ne représente probablement qu’un échantillon des pièces passées par la Maison L. Wannieck durant sa longue période d’activité. Ces différentes œuvres n’ont par ailleurs pas forcément été en possession des Wannieck de manière simultanée.
Néanmoins, ce corpus permet d’identifier quelques grandes caractéristiques de la collection Wannieck. Celle-ci est relativement homogène quant à la provenance des œuvres : la très grande majorité des pièces est chinoise, à l’exception de rares œuvres tibétaines ou mongoles. Les datations relèvent de périodes globalement assez anciennes : plus de la moitié des pièces est datée de la dynastie Song (960-1279) ou antérieurement, tandis que la dynastie Han (206 av. J.-C.-220 ap. J.-C.) représente à elle seule un cinquième des œuvres recensées (Robin Julie, dir. Bellec Mael. Léon et Marie-Madeleine Wannieck. L’art chinois au musée. Mémoire d’étude, Ecole du Louvre, mai 2019).
Le corpus ainsi réuni est dominé de manière importante par les céramiques, qui représentent trois cinquièmes de la collection recensée. Ces céramiques sont essentiellement des éléments de vaisselle, mais les mingqi constituent également une part considérable des objets de cette catégorie. Un nombre conséquent de céramiques plus récentes, notamment des dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1911), constituait le cœur de la collection particulière de Marie-Madeleine Wannieck, exposée dans l’appartement de la rue Monceau où elle tenait salon (Collection de Madame L. Wannieck, vente après décès…, 1960). Si les Wannieck étaient célèbres pour certains de leurs bronzes, ceux-ci ne représentent finalement qu’environ un quart du corpus. Ces pièces font en revanche partie des œuvres les plus étudiées, en particulier l’ensemble des bronzes de Liyu ou encore les bronzes scythes des Ordos, parmi les premiers exposés en Europe (Fajcsák G., 2007, p. 181).
Les bronzes de Liyu
Découverts fortuitement dans la province du Shanxi, en Chine du Nord, et rapidement acquis et importés par Léon Wannieck, les bronzes de Liyu constituent les pièces les plus fameuses et les mieux documentées de la collection. Aujourd’hui exposés au Musée National des Arts Asiatiques — Guimet, ces bronzes s’inscrivent dans un ensemble de vaisselle rituelle plus vaste, dont d’autres éléments sont conservés à Shanghai, Stockholm et Washington. Ils témoignent de manière très représentative de l’itinéraire suivi par une pièce au sein de la galerie Wannieck.
Découverts par un paysan local lors d’un éboulement, en mars 1923, les bronzes de Liyu attirent Léon Wannieck, alors en mission dans la région. Sur place, il achète sans difficulté une vingtaine d’œuvres et parvient à les exporter. Dès ses premières déclarations dans la presse concernant ce voyage, l’antiquaire prête à l’ensemble une histoire propre à susciter l’engouement, en liant les bronzes au premier empereur, Qin Shi Huang, qui les aurait utilisés pour réaliser un sacrifice sur le mont « Hochan » [Hua Shan] (Shaanxi, Chine) (BNF, J. Kolb, 1924).
Très tôt remise en cause, cette rumeur semble néanmoins contribuer au succès des bronzes. Exposés au musée Cernuschi dès 1924, les bronzes de Liyu créent surtout l’événement en 1934, lors de l’exposition « Bronzes chinois » au musée de l’Orangerie. Prêté par Marie-Madeleine Wannieck, l’ensemble suscite l’intérêt du Musée du Louvre, qui prévoit de l’acquérir à l’aide d’une souscription publique pour son département des arts asiatiques (AN, 20144786/1). Soutenue par plusieurs personnalités du milieu de la sinologie, telles que Paul Pelliot, la souscription menée en parallèle de l’exposition permet l’acquisition des bronzes, hormis cinq pièces déjà vendues à d’autres musées, tels que la Freer Gallery of Art de Washington.
Dispersion de la collection
Au décès de Marie-Madeleine Wannieck, la collection est vendue lors de deux vacations, le 2 décembre 1960 à l’hôtel Drouot et le 5 du même mois au palais Galliera. Conformément à l’objectif commercial de l’entreprise, de nombreuses œuvres ont été vendues tout au long de la période d’activité de la Maison L. Wannieck, mais également données à différents musées. On peut en particulier citer les dons réguliers réalisés en faveur du musée Cernuschi, notamment à travers une série par Marie-Madeleine Wannieck, de 1937 à 1946, à raison d’une pièce tous les ans. Les ventes d’œuvres restent bien sûr le principal mode de sortie de la collection des œuvres, particulièrement à l’issue des voyages du couple. Les ventes les plus massives ont ainsi lieu en 1923, date du retour de Léon Wannieck d’un voyage en Chine.
Lieux actuels de conservation
À ce jour, dans le monde occidental, quatorze musées au moins possèdent des pièces issues de la collection Wannieck. Ces institutions sont essentiellement européennes, mais une douzaine de pièces se trouve outre-Atlantique, à la Freer Gallery of Art de Washington, au Metropolitan Museum of Art de New York et au Penn Museum de Philadelphie. Premier en nombre d’œuvres, le musée Cernuschi possède plus de 350 pièces, achetées ou reçues en don auprès des Wannieck. Sans doute en raison de l’origine autrichienne de Léon Wannieck, le Weltmuseum de Vienne est le deuxième lieu conservant le plus d’œuvres de la collection, avec quelques 300 objets. Plus que des ensembles importants quantitativement, les pièces issues de la collection Wannieck sont pour certaines toujours considérées aujourd'hui comme des œuvres de grande qualité par les conservateurs et responsables de collections, et beaucoup sont actuellement exposées.
Article rédigé par Julie Robin
Characteristics of the collection
The collection as currently inventoried cannot give an exhaustive idea of the content of the Wannieck gallery at a given moment.Slightly more than 800 works have been identified, but this corpus probably only represents a sampling of the pieces that passed through the Maison L. Wannieck during its many years in business. Moreover, the Wanniecks did not necessarily have simultaneously in their possession these different works.
However, this corpus makes it possible to identify a few major characteristics of the Wannieck collection. It was relatively homogeneous in terms of the origin of the works: the great majority of the pieces were Chinese, with the exception of rare Tibetan or Mongolian works. The dates of pieces fall within periods generally considered quite ancient: over half the pieces dated from the Song dynasty (960-1279) or earlier, whereas the Han dynasty (206 BCE. -220 CE) represents one fifth of the works counted (Robin Julie, dir. Bellec Mael. Léon et Marie-Madeleine Wannieck. L’art chinois au musée. Dissertation, Ecole du Louvre, May 2019).
In the corpus thus gathered ceramics are largely predominant, representing three fifths of the inventoried collection. These ceramics were essentially pieces of dishware, but the mingqi were also a considerable portion of the objects in this category. A significant number of the more recent ceramics, namely of the Ming dynasty (1368-1644) and the Qing dynasty (1644-1911), formed the core of the personal collection of Marie-Madeleine Wannieck, exhibited in her apartment, rue Monceau, where she held court (Collection of Madame L. Wannieck, estate sale…, 1960). though the Wanniecks were renowned for certain of their bronzes, in the final count, these only represented approximately a quarter of the corpus. However, these pieces were among the most studied works, in particular the set of Bronzes from Liyu and the bronze scythes of the Ordos, among the finest exhibited in Europe (Fajcsák G., 2007, p. 181).
The bronzes from Liyu
A fortuitous discovery in the province of Shanxi, in northern Chine, and shortly thereafter acquired and imported by Léon Wannieck, the Liyu bronzes were the most famous and best documented pieces of the collection. Today exhibited at the Musée National des Arts Asiatiques — Guimet, these bronzes are part of a much larger ensemble of ritual vessels, of which the other elements are held in Shanghai, Stockholm and Washington. They are representative of the itinerary followed by pieces in the organisation of the Wannieck gallery.
Discovered by a local peasant thanks to a mudslide, in March 1923, these Liyu bronzes attracted the attention of Léon Wannieck, already on a mission in the region. Once on site, he bought without difficulty some twenty works and managed to export them. From his earliest declarations to the press concerning this voyage, the antique dealer lends a specific history to the ensemble designed to excite intense public interest, by linking the bronzes to the first emperor, Qin Shi Huang, who would ostensibly have used them to perform sacrifices on Mount “Hochan” [Hua Shan] (Shaanxi, China) (BNF, J. Kolb, 1924).
This version was rapidly challenged, but the rumour seems to have greatly contributed to their success. Exhibited in the Musée Cernuschi since 1924. Most interestingly, the Liyu bronzes created an event in 1934, during the “Chinese Bronzes” exhibition at the Muséé de l’Orangerie. On loan from Marie-Madeleine Wannieck, the ensemble aroused the interest of the Musée du Louvre, which aimed to acquire them by means of a public drive for funds, for its department of Asian art (AN, 20144786/1). Supported by several personalities from the world of sinology, such as Paul Pelliot, the drive undertaken in parallel with the exhibition enabled the acquisition of these bronzes, excluding the five pieces already sold to other museums, such as the Freer Gallery of Art in Washington.
Dispersal of the collection
After the death of Marie-Madeleine Wannieck, the collection was sold during two estate sales, on 2 December 1960 at the Hôtel Drouot and on 5 December at the Palais Galliera. In keeping with the commercial objective of the company, many works were sold throughout the active business life of the Maison L. Wannieck, but many donations were made to museums as well. Worthy of particular interest were the regular donations to the Musée Cernuschi, notably through a series by Marie-Madeleine Wannieck, from 1937 to 1946, of on piece every other year. The sale of the remaining works, was obviously the main way works exited the collection, particularly following the couple’s trips. Thus, the most massive sales took place in 1923, the year Léon Wannieck returned from a trip to Chine.
Current locations of conservation
Today, in the western world, at least fourteen museums possess pieces from the Wannieck collection. These are mainly European institutions. However, some ten pieces are held in the U.S., by the Freer Gallery of Art in Washington, the Metropolitan Museum of Art in New York and the Penn Museum in Philadelphia. The Musée Cernusch holds the greatest number of works, possessing 350 pieces, either bought or received as donations from the Wanniecks. Undoubtedly owing to the Austrian origin of Léon Wannieck, the Weltmuseum of Vienna is the museum containing the second largest number of works from the collection, numbering some 300 objects. More than simply quantitatively important groups, many of the pieces from the Wannieck collection are still considered as works of the highest quality by the curators and directors of these collections, and many are currently on display.
Article by Julie Robin (translated by Gammon Sharpley)
Léon et Marie-Madeleine Wannieck sont époux et partagent la direction de leur magasin. (Source : notice Agorha "Wannieck" rédigée par Julie Robin).
Léon et Marie-Madeleine Wannieck sont époux et partagent la direction de leur magasin. (Source : notice Agorha "Wannieck" rédigée par Julie Robin).
Les Wannieck fréquentent de nombreux professionnels ou amateurs des arts asiatiques. Ching Tsai Loo (C. T. Loo, 1880 - 1957), célèbre antiquaire d’arts chinois, fait ainsi partie des amis et concurrents de Léon Wannieck. (Source : notice Agorha « Léon et Marie-Madeleine Wannieck » rédigée par Julie Robin)
| Le couple Wannieck est également très impliqué au sein de la Société des Amis du Musée Cernuschi, dont Léon Wannieck est le vice-président dès sa création en juillet 1922 (procès-verbaux de la Société des Amis du Musée Cernuschi, s.c.). Lors des assemblées de cette société, le couple fréquente des sinologues de premier plan, tels que Paul Pelliot (1878-1945). Léon Wannieck est aussi en contact régulier avec Henri d’Ardenne de Tizac (1877-1932), conservateur du musée Cernuschi. (Source : notice Agorha « Léon et Marie-Madeleine Wannieck » rédigée par Julie Robin) |
Le couple Wannieck est également très impliqué au sein de la Société des Amis du Musée Cernuschi, dont Léon Wannieck est le vice-président dès sa création en juillet 1922 (procès-verbaux de la Société des Amis du Musée Cernuschi, s.c.). Lors des assemblées de cette société, le couple fréquente des sinologues de premier plan, tels que Paul Pelliot (1878-1945). Léon Wannieck est aussi en contact régulier avec Henri d’Ardenne de Tizac (1877-1932), conservateur du musée Cernuschi. (Source : notice Agorha « Léon et Marie-Madeleine Wannieck » rédigée par Julie Robin)
Deux céramiques de la collection de Raphaël Collin conservent aussi, collées sous leur base, des étiquettes de marchands parisiens, dont celle de Léon et Marie-Madeleine Wannieck, propriétaires depuis 1909 d’une galerie spécialisée dans l’art chinois d’importation directe, rue Saint-Georges à Paris (inv. E 554-417 et E 554-103). (Source : notice Agorha « Raphaël Collin » rédigée par Salima Hellal )
Raymond Koechlin fréquente les boutiques d'art chinois, japonais et musulman de Léon Wannieck (1875-1931), Charles Vignier, Marcel Bing (1870-1920), Paul Mallon (1884-1975), Adolphe Worch (1843-1915) et Ching Tsai Loo (1880-1957). (Source : Notice Agorha "Raymond Koechlin" rédigée par Auréanne Bergère)
Migeon acquit pour le musée, un ensemble de céramiques chinoisse "archaïques" chez Léon Wannieck (1875-1931), Avec l'aide d'Atherton Curtis (1863-1943), Jacques Doucet (1853-1929), Ernest Grandidier, Raymond Koechlin et Alexis Rouart (1839-1911). (Source : Notice Agorha "Gaston Migeon" rédigée par Lucie Chopard)
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