Girodie, André
(source : Archives de Paris, acte de décès, Paris, 5e arrondissement, 1946, cote : 5D 279, acte n° 1300, vue 11/20).
Père : Guillaume Girodie (Vendays-Montalivet 03/12/1833 - Bordeaux 08/01/1892), employé puis agent d'affaires, fils de Jean Girodie (1807 ?), cloutié et de Marie Mau (1813), marié à Blanche Anne Amélie Blanc (décédée) puis à Marie Jeanne Odeli Ribeyran à Bordeaux le 27/12/1871.
Mère : Marie Jeanne Odeli Ribeyran (Saint-Julien-Beychevelle 16/04/1839 - après 1908), lisseuse puis sans profession, fille de René Ribeyran (1815), boulanger pâtissier et de Pétronille Metié (1816), sans profession.
Épouse : Louise Eugénie Clémentine Bérard (Paris 12/01/1882 - Vitry-le-François 09/01/1963), sans profession, fille de Gustave Frédéric Bérard (1853), employé, et de Catherine Delieuze (1842), lingère.
Fils : Jean Girodie (Paris 16e 30/03/1905 - Gargenville 04/01/1983), marié à Puteaux le 19/07/1930 avec Jeanne Dupuy, remarié à La Falaise le 19/11/1948 avec Carmen Massias.
Fille : Odile Girodie (Paris 16e 13/02/1910 - Aix-en-Provence 22/12/2005), mariée à Paris 20e le 02/04/1936 avec Armand Théodore Cau, divorcée le 02/07/1945.
Fils : Robert Frédéric Girodie (Paris 16e 12/08/1913 - Blacy 21/04/1983), marié à Blangy-sur-Bresle le 15/03/1937 avec Lucienne Emilienne Marie Rubion.
Fille : Geneviève Girodie (Paris 5e 03/04/1917 - Aix-en-Provence 28/08/2000), mariée à Paris 20e avec André Gabriel Henri Gout.
Petit-Fils : Alain Girodie (Blangy-sur-Bresle 28/05/1938 - Vitry-en-Perthois 14/10/2016), fils de Robert Frédéric Girodie et Lucienne Emilienne Marie Rubion, marié à Roseline, avec descendance.
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de naissance d'André Girodie, Bordeaux, 1874, cote : 4 E 1530, acte n° 754, vue 124/284).
(source : Archives de Paris, acte de mariage d'André Girodie avec Marie Ribeyran , Paris, 4e arrondissement, 1902, cote : V4E 8343, acte n° 818, vue 12/28).
(source : Archives de Paris, acte de décès d'André Girodie, Paris, 5e arrondissement, 1946, cote : 5D 279, accte n° 1300, vue 11/20).
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de naissance de Guillaume Girodie, Vendays-Montalivet, 1833, cote : 4 E 13798/3, acte n° 58, vue 16/19).
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de décès de Guillaume Girodie, Bordeaux, 1892, cote : 4 E 15621, acte n° 55, vue 10/284).
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de naissance de Marie Ribeyran, Saint-Julien-Beychevelle, 1839, cote : 4 E 11676/4, acte n° 18, vue 6/11).
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de mariage de Guillaume Girodie avec Marie Ribeyran, Bordeaux, 1871, cote : 4 E 1505, acte n° 543, vue 187/205).
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Louise Bérard, Paris, 10e arrondissement, 1882, cote : V4E 3822, acte n° 198, vue 4/31).
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Jean Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1905, cote : V11E 527, acte n° 392, vue 11/11).
(source : Archives de Paris, acte de naissance d'Odile Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1910, cote : 16N 193_A, acte n° 199, vue 11/31).
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Robert Frédéric Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1913, cote : 16N 110_1, acte n° 863, vue 29/31).
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Geneviève Girodie, Paris, 5e arrondissement, 1917, cote : 5N 255, acte n° 396, vue 7/31).
(source : Décès en France, Alain Girodie).
9 rue Citran
aujourd'hui rue Louis Liard
(source : Archives départementales de la Gironde, acte de naissance, Bordeaux, 1874, cote : 4 E 1530, acte n° 754, vue 124/284).
35 rue de l'Arbalète
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
14 Cœur de Vey
Orthographié Cœur de Vay sur l'acte.
(source : Archives de Paris, acte de mariage, Paris, 4e arrondissement, 1902, cote : V4E 8343, acte n° 818, vue 12/28).
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 22 février 1904, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III))
45 rue du Ranelagh
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Jean Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1905, cote : V11E 527, acte n° 392, vue 11/11).
Notes d'Art et d'Archéologie (Rédaction)
27 rue d'Ulm
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 26 novembre 1906, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III))
(source : Paris-adresses : annuaire universel de l'industrie et du commerce, corps constitués, administrations, professions libérales, propriétaires, rentiers, etc, de Paris et du département de la Seine. Paris : Société anonyme de l'annuaire Paris-adresses, 1907, p. 488.)
6 rue Mignard
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 31 mars 1911 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 31 mars 1911, p. 8).
6 rue Linné
(source : Archives de Paris, acte de naissance d'Odile Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1910, cote : 16N 193_A, acte n° 199, vue 11/31).
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 31 décembre 1911 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 31 décembre 1911, p. 453).
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
97 rue de La Tour
(Source : « André Girodie, art historian (1874-1946) », lettre autographe signée, 03/01/1913, Kotte Autographs, n° 60032).
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
39 rue de la Clef
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Geneviève Girodie, Paris, 5e arrondissement, 1917, cote : 5N 255, acte n° 396, vue 7/31).
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
(Source : « André Girodie, art historian (1874-1946) », lettre autographe signée, Paris 24/11/1919, Kotte Autographs, n° 60032).
« Jusqu'à parfait établissement de mon commerce (hiver à Paris, en appartement ; et été à Salies-de-Béarn, en magasin), je reste au service des autres ; liberté à partir de 4 heures 1/2 et toute la journée des dimanches. »
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 31 janvier 1920, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III))
23-25 boulevard Saint-Guily
« Maison d'Art des Pyrénées »
(source : Le bouquiniste français. Paris : [Syndicat de la librairie ancienne et moderne], 1920. p. 26/778).
« Livres, Manuscrits, Tableaux et Objets d'Art anciens et modernes »
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 27 janvier 1920, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III))
rue des Voisins
(source : « Liste des membres de la Société Borda ». Bulletin de la Société de Borda. 1925, p. IX).
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 1er mai 1917 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1er mai 1927, p. 240).
Musée de la Coopération franco-américaine de Blérancourt
73 rue Raspail
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 1er mai 1928 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1er mai 1928, p. 395).
10 avenue de la Porte-de-Ménilmontant
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 1er juillet 1929 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1er mai 1928, p. 503).
1 rue Vidal de la Blache
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 1er mai 1935 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1er mai 1935, p. 321).
(Source : Archives de Paris, acte de décès d'André Girodie, Paris, 5e arrondissement, 1946, cote : 5D 279, accte n° 1300, vue 11/20).
Historien de l'art du XVIIIe siècle et des arts décoratifs du bois, spécialiste de l'Alsace. Bibliothécaire, conservateur de musée. Biographe.
(source : notice d'autorité BnF).
« Tout jeune, il subit les appels de l'histoire et d'un passage chez le libraire Lesort lui étaient restés le secret des fiches minutieuses et des extraits bien faits, le goût de la lecture des catalogues, la passion des autographes précieux, des ouvrages introuvables, des détails curieux ou singuliers enfouis dans les comptes-rendus des académies provinciales. »
(source : Schommer, Pierre. « Nécrologie. André Girodie (1874-1946) ». Bulletin des musées de France, XII, février 1947, p. 30-31).
« Plus tard, il employa le temps que lui laissaient ses occupations à se cultiver. Il fut d'abord séduit par les autographes, qu'il apprit à utiliser pour ses travaux ; en même temps, il découvrait chez le libraire Lesort la discipline des fiches bien faites. »
(source : Société de l'histoire de l'art français (France). « Discours de M. P.-A. Lemoisne, président de la Société ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1er janvier 1949. p. 36-38).
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
(source : Archives de Paris, acte de mariage, Paris, 4e arrondissement, 1902, cote : V4E 8343, n° 818, vue 12/28).
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Geneviève Girodie, Paris, 5e arrondissement, 1917, cote : 5N 255, acte n° 396, vue 7/31).
« Permettez-moi de vous demander un conseil sur une décision importante que je désire prendre le plus rapidement possible. Je n'ai aucune fortune, je suis marié, père de famille avec une vieille mère infirme à ma charge. Depuis une dizaine d'années, j'ai partagé ma vie en deux parties. De 9 heures du matin à 5 heures du soir, je travaille au P.L.M. où je gagne environ 5F par jour. De 7 heures du soir à 2 heures du matin, je réalise certains travaux d'histoire de l'art dont quelques-uns vous ont été agréables. Présentement, j'ai quatre livres sur le chantier [...] En outre, je dirige la revue " Notes d'art et d'archéologie", sans y être rétribué, afin de pouvoir recevoir et lire gratuitement les livres et revues nécessaires à mes études. Jusqu'à l'année dernière, cette existence en partie double qui représente un formidable labeur me sut légère, et je vivais avec l'espoir de la continuer longtemps sans importuner mes amis. En juin 1907, une série de malaises inexplicables m'obligea à cesser tout travail nocturne pendant plusieurs mois. Habitué que j'étais à mater l'animal, ce triomphe me fut pénible. Aujourd'hui, je suis presque vaincu. Tous mes travaux sont suspendus et je désespère de les mener à bien avec les vertiges qui me prennent dès que j'essaie de revenir aux anciennes habitudes. Il me faut donc choisir entre la vie diurne et la vie nocturne. J'ai fait intervenir au P.L.M. de puissantes sympathies : elles m'ont donné la certitude que j'y perdrais mon temps et que les 2100 francs annuels que j'y gagne ne pouvaient devenir, par une lente ascension administrative, que 3000 francs environ vers 45 ans : j'ai 34 ans. D'autre part, j'ai consulté un certain nombre d'amis pour leur demander si je devais quitter le P.L.M. et ne plus compter que sur le travail de ma plume. Les uns sont affirmatifs, les autres tantôt négatifs et tantôt expectants. J'appartiens moi-même à cette dernière catégorie. Il me parait imprudent de quitter un simple emploi pour des travaux aussi pénibles que mal rétribués, et j'estime que le mieux serait de remplacer une situation modeste qui réclame de moi la journée entière par une autre moins impérieuse. Laquelle ? [...] »
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 19 octobre 1908, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III))
« Et, peu à peu, à force de dépouiller des catalogues qu'il annotait soigneusement, il acquit un savoir fort important. De 1898 à 1910, Girodie dirige les Notes d'art et d'archéologie. »
(source : Société de l'histoire de l'art français (France). « Discours de M. P.-A. Lemoisne, président de la Société ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1er janvier 1949. p. 36-38).
André Girodie est secrétaire adjoint (1899-1901), secrétaire (1902-1907) puis directeur (1908-1909) de la revue Notes d'art et d'archéologie : revue de la Société de Saint-Jean, éditée par Société de Saint-Jean pour l'encouragement de l'art chrétien (France) .
(source : Gallica, BnF).
« Parlant ensuite de la Revue Notes d'Art et d'Archéologie le rapporteur déplore que son Directeur, M. Girodie ait donné sa démission. Un comité de rédaction remplira les fonctions devenues vacantes et une légère diminution de format permettra de faire de sérieuses économies avec lesquelles notre société pourra réaliser quelques-uns des projets qui lui tiennent le plus au cœur. »
(source : Jousset, F. « Assemblée générale de la société tenue le 31 Mars 1909 à l'Institut catholique sous la présidence de M. Luc Olivier Merson ». Notes d'art et d'archéologie, 1909. 2e série, 21e année. n° 4, avril 1909, p. 75).
« À partir de 1910, il prend part à la création de la Bibliothèque Doucet — qui deviendra la Bibliothèque d'art et d'archéologie. Chargé de mettre en œuvre un Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la France, il compile alors une impressionnante littérature sur les écoles régionales. »
(source : Martin, François-René. « André Girodie ». In Barbillon, Claire, Sénéchal, Philippe (dir.). Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Paris : Institut national d’histoire de l’art, 2008).
« Ces dictionnaires doivent contenir des notices biographiques et le catalogue de l’œuvre des artistes et ouvriers d’art nés dans la province “ou s’y rattachant par un lien familial ou artistique”. Le dictionnaire proprement dit doit être précédé d’une introduction exposant l’histoire de l’art dans la province, d’un répertoire alphabétique des sources où l’auteur a puisé, et suivi de tables des noms de personnes et de lieux cités dans le corps de l’ouvrage. Une grande part de ce plan si bien conçu revient à M. Girodie, bibliothécaire à la Bibliothécaire d’art et d’archéologie, dont tous ceux qui fréquentent cette Bibliothèque ont pu apprécier l’érudition en même temps que l’extrême obligeance. C’est à lui également qu’est confiée la tâche de revoir les notices des Dictionnaires, de les compléter et de les retoucher pour leur donner un aspect uniforme, indispensable dans une collection bien comprise. Nul mieux que lui ne pouvait s’acquitter de cette tâche délicate. Le fondateur de la Bibliothèque d’art et d’archéologie, qu’on ne saurait assez féliciter de pareilles entreprises, a réparti le travail des dictionnaires entre des érudits locaux que leurs études antérieures désignaient pour cette tâche. Les noms des collaborateurs de cette publication si bien commencée par M. l’abbé Brune, permettent d’augurer qu’elle sera conduite à bon terme. En voici la liste complète : Alsace : MM. Girodie et Schneegans. »
(source : Deschamps, Paul. « Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de la France, publié par la Bibliothèque d’art et d’archéologie ». Le Moyen Âge : revue d’histoire & de philologie. 2e série, tome XVII, 1913, p. 78).
« En 1910, Jacques Doucet, qui a remarqué son étonnante puissance de travail, le prend dans son équipe de chercheurs et lui confie le secrétariat de la Bibliothèque d'Art et d'Archéologie qu'il vient de créer ».
(source : Société de l'histoire de l'art français (France). « Discours de M. P.-A. Lemoisne, président de la Société ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1er janvier 1949. p. 36-38).
« Monsieur Doucet a eu la délicatesse de subvenir aux besoins de ma famille jusqu'à la fin de la guerre. Deux de mes enfants, malades - l'un d'une crise de chorée et l'autre de la fièvre scarlatine - sont soignés par des fondations des environs de Paris. Ma femme et le troisième enfant ne manquent de rien, grâce à la générosité de Monsieur Doucet. Il y a donc plus malheureux que moi, j'en ai la certitude. »
(source : Aix-en-Provence, bibliothèque Méjanes, fonds Salomon Reinach, lettre d'André Girodie à Salomon Reinach du 15 novembre 1915, boite 72)
du 1er trimestre 1910 au 2e trimestre 1914
Collabore au Répertoire d'art et d'archéologie (1910-1914) ; sa participation y est indiquée sous les initiales AG ; il y traite des publications concernant l'Allemagne (1 publication), la Belgique (10 publications), la France ( 137 publications), le Japon (1 publication), le Luxembourg (1 publication), les Pays-Bas (1 publication) et la Russie (1 publication) ; voir le tableau de dépouillement complet dans les médias.
(source : Dépouillement du Répertoire d’art et d’archéologie 1910-1914, réalisé par Michèle Galdemar, INHA, Paris, 2025.)
« Votre lettre du 16 courant m’a fait le plus grand plaisir, car je savais que vous étiez de ceux qui ne désiraient rien de plus que des sympathies avant les "années épouvantables" dont vous me parlez. Moi aussi j'ai souvent pensé à vous, ne pouvant admettre que l'historien de l'Impressionnisme pictural français pouvait accepter, partager même, les ambitions de son adversaire impitoyable. Moi et les miens avons beaucoup souffert de cette nouvelle "plaie d'Egypte". Plusieurs fois blessé, je suis maintenant obligé de vivre, une partie de l’année, dans les Pyrénées, à Salies-de-Béarn dont les eaux thermales conviennent aux suites de mes blessures et améliorent peu à peu l’état de santé de ma femme et de mes quatre enfants. Et comme j’ai tout perdu par la guerre, sauf le savoir et la volonté, je me suis transformé en "libraire et antiquaire", d’abord dans les Pyrénées, mon pays d’origine, puis à Paris où est mon bureau. Ci-inclus ma carte commerciale. A Salies-de-Béarn sont mes magasins de vente ; à Paris, je m’occupe surtout de commissions (vente et achat), d’expertises et de catalogues. A votre disposition pour l’une ou l’autre de ces opérations commerciales. Ce ne sont pas les "broyeurs d'humanité" qui arrêteront les hommes de notre nature d'aller de l'avant, quand même, jusqu'à la mort. […]
(Source : « André Girodie, art historian (1874-1946) », lettre autographe signée, Paris 24/11/1919, Kotte Autographs, n° 60032).
(source : « Liste des membres de la Société de l'histoire de l'art français au 1er mai 1927 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, 1er mai 1927, p. 240).
« Grâce à l’intervention de Raymond Koechlin, André Girodie est chargé en 1927 de constituer le musée de la Coopération franco-américaine de Blérancourt, qui est ouvert au public et donné aux Musées nationaux en 1929. En 1940, le musée se replie au château de Fougères en Blésois. Retrouvant les bâtiments de Blérancourt dévastés en 1945, Girodie s’emploie à y réinstaller le musée et à y créer un Institut d’histoire franco-américaine ».
(source : Martin, François-René. « André Girodie ». In Barbillon, Claire, Sénéchal, Philippe (dir.). Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Paris : Institut national d’histoire de l’art, 2008).
« Lorsque, vers la fin de la guerre, Mme Murray Dyke et Mlle Anna Morgan décidèrent de fonder à Blérancourt, sur l'emplacement de l'ancien quartier général du "Comité américain pour les régions dévastées", dans ce qui restait du château des ducs de Gesvres, un "Musée dédié à l'amitié de la France et des Etats-Unis", ce fut à Girodie que fut confiée la mission de le créer. Onze années après, le catalogue qu'il en publia montre avec quelle rapidité ce musée s'était développé. La première partie en était consacrée aux documents concernant la famille de Saint-Just et à la Révolution française. La seconde, plus importante, concernait la coopération franco-américaine. Grâce à l'appui de Mme Dyke, grande amie de notre pays, Girodie, en un temps record, avait su réunir une documentation extrêmement riche sur les relations franco-américaines, sur la guerre de l'Indépendance et les rapports entre les deux pays ».
(source : Société de l'histoire de l'art français (France). « Discours de M. P.-A. Lemoisne, président de la Société ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1er janvier 1949. p. 36-38).
« Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts. Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts, vu les décrets des 24 décembre 1885 et 4 août 1898, arrête : sont nommés : Officier de l'Instruction publique [...] Girodie (André), critique d'art à Paris ».
(source : Journal officiel de la République française. Lois et décrets. 22 février 1909, p. 1831.).
Martin Schongauer et l'art du Haut-Rhin au XVe siècle (400 Fr.).
(source : Académie française).
« Citation. Extrait de l'ordre de bataillon N° 118. Le Capitaine Adjudant-Major Boeswillwald, Commandant provisoirement le 106e Bataillon de Chasseurs cite à l'ordre du jour du bataillon Girodie François - Chasseur - Matricule 203 "Chasseur infirmier, d'une classe ancienne, a toujours fait courageusement son devoir, grièvement blessé le 3 octobre 1915 à Souain ". Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre 1814-1918 avec étoile de bronze. Aux Armées, le 20 mars 1918, Signé : Boeswillwald ».
(source : Service Historique de la Défense, Centre des archives du personnel militaire, DEVA/BRA « section des fonds Citations », Caserne Bernadotte, 64023 Pau cedex)
« Ministère de l'Instruction publique et des beaux-arts. Légion d'honneur. Par décret en date du 25 septembre 1931 [...] ont été promu ou nommés dans l'ordre national de la Légion d'honneur : [...] au grade de chevalier [...] M. Girodie (François-Georges-André), conservateur du musée de la coopération franco-américaine de Blérancourt ; 42 ans de services civils et militaires. »
(source : Journal officiel de la République française. Lois et décrets. 30 septembre 1931, p. 10544).
« Un jour entra dans mon bureau un monsieur de noir habillé, ganté de noir et chapeauté d'un haute-forme à reflets. Comme il vit notre embarras, il prononça gravement : " Je suis André Girodie, l'auteur de la Tendresse, la Verduresse... ". Il ne nous laissa pas le temps de l'interroger. " Oui, j'ai un peu modifié mes allures et mon genre. Je suis secrétaire général de la Société des Frères de Saint-Jean-de-Dieu et critique d'art. Je n'ai pas oublié les amis des débuts. Je viens de me marier ; je suis content de mon sort. " [...] André Girodie a publié depuis des ouvrages d'érudition, de sens très personnel, et il est un de nos critiques d'art les plus écoutés. Il vient d'être décoré. C'est une croix bien placée et bien gagnée. »
(source : Berthelot, Paul. « Chez nous et chez nos voisins ». La Petite Gironde. 7 octobre 1931, p. 1).
Formation : « A fait une partie de ses études artistiques, que Paris et des séjours à l'étranger ont complétées. »
(source : La Quinzaine, LVIII, 1er mai 1904, n.p.).
Situation militaire : « Décision du conseil de révision et motifs : bon, dispensé art. 21, fils unique de veuve.
Détail des services et mutations diverses : dirigé le 12 novembre 1895 sur le 9e bataillon de chasseurs à pied. Arrivé au corps le dit jour n° matricule 2508. Arrivé au corps le dit jour n° matricule 2508. Envoyé en congé le 22 septembre 1896 en attendant son passage dans la réserve de l'armée active. Certificat de bonne conduite " accordé ".
Passé dans la réserve de l'armée active le 1er novembre 1898. Inscrit au contrôle des non disponibles sous le n° 169, comme employé à la Compagnie des chemins de fer [Paris Lyon Méditerranée] P.L.M. du 2 février 1901 au 1er décembre 1911.
Passé par l'armée territoriale le 1er octobre 1908.
Campagnes et blessures : contre l'Allemagne du 2 août 1914 au 5 février 1919. Blessé le 3 octobre 1915 : placé selon par éclat d'obus articulation scapulo-humérale gauche.
Libéré du service militaire le 1er octobre 1922 ».
(source : Archives de Paris, Girodie, François Georges André, Matricule 1203, cote : D4RI 798).
« C'est encore l'amour de notre province qui le fit s'engager, en 1914, quadragénaire et mobilisé comme territorial, dans un bataillon de chasseurs à pied volontaires ; grièvement blessé à Souain le 3 octobre 1915, titulaire de la croix de guerre, il acheva la période des hostilités, modestement, dans une formation des Chemins de fer de Campagne. »
(source : Haug, Hans. « Nécrologie. André Girodie (1874-1946) ». Archives alsaciennes d'histoire de l'art, 1er janvier 1948, p. 203-206).
« Chasseur infirmier, d'une classe ancienne, a toujours fait courageusement son devoir, grièvement blessé le 3 octobre 1915 à Souain. Cette citation comporte l'attribution de la Croix de guerre 1814-1918 avec étoile de bronze. Aux Armées, le 20 mars 1918, Signé : Boeswillwald ».
(source : Service Historique de la Défense, Centre des archives du personnel militaire, DEVA/BRA « section des fonds Citations », Caserne Bernadotte, 64023 Pau cedex)
Opinions et actes politiques : « Je vous avais dit quelle cause je défendais : le régionalisme intégral de l'oeuvre d'art. Vous m'avez offert votre protection pour les travaux futurs sur ce sujet. »
(source : Fonds Maurice Barrès, 22 lettres d'André Girodie à Maurice Barrès, lettre du 18 janvier 1904, BnF, département des Manuscrits, NAF 28210 (III)).
Signataire de la pétition des artistes, des écrivains et des savants pour la protection des églises menée par Maurice Barrès.
(source : M. « Pour la protection des églises ». Le Gaulois : littéraire et politique, 19 mars 1911, p. 3).
« Si ce Bordelais s'était à tel point épris d'une terre alors séparée de la France, c'est par la fréquentation, à un moment de réveil national, d'hommes tels que Maurice Barrès, de Raymond Koechlin, de Henri Albert, du Docteur Bucher, qui le tenaient en haute estime. De 1902 à 1914, il fut un des plus actifs collaborateurs de la Revue alsacienne illustrée, et les monographies d'artistes qu'il donné à cette publication de glorieuse mémoire ont gardé, après trente ou quarante ans, toute leur valeur. »
(source : Haug, Hans. « Nécrologie. André Girodie (1874-1946) ». Archives alsaciennes d'histoire de l'art, 1er janvier 1948, p. 203-206).
« N'ayant jamais séparé son activité savante et la revanche symbolique sur les prétentions politiques et intellectuelles de l'Allemagne, Girodie se porte volontaire dès le début de la Première Guerre mondiale. » Engagé dans un bataillon de chasseurs à pied, il est grièvement blessé à Souain et obtient la Croix de guerre en 1915. »
(source : Martin, François-René. « André Girodie ». In Barbillon, Claire, Sénéchal, Philippe (dir.). Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Paris : Institut national d’histoire de l’art, 2008).
Prix et distinctions : Officier de l'Instruction publique, 1909 ; Prix Charles Blanc, 1916 ; Chevalier de la Légion d’honneur, 1931.
Collections personnelles : Don d'une épreuve photographique à la bibliothèque d'art et d'archéologie avant 1928 (source : Photothèque Peintures I, 95) ; Girodie fourni le 1er juillet 1913 l'Inventaire de la collection de verrerie de l'époque gallo-romaine recueillies dans le département de l'Allier, celui du Puy-de-Dôme, etc. par L. Esmonnot, architecte à Moulins (source : Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques Doucet, Ms 840) ; Girodie fourni en 1913 « Terres cuites gallo-romaines recueillies dans le département de l’Allier, celui du Puy-de-Dôme, etc... faisant partie de la collection de L. Esmonnot architecte à Moulins : photographies : statuettes. », de L. Esmonnot (source : Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques Doucet, Ms 614) ; Girodie fourni en 1913 « Terres cuites gallo-romaines recueillies dans le département de l’Allier, celui du Puy-de-Dôme, etc... faisant partie de la collection de L. Esmonnot architecte à Moulins : photographies : vases. », de L. Esmonnot (source : Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques Doucet, Ms 615) ; Offre à la Société archéologique du Midi de la France la photographie d'un projet de reconstruction de la Daurade, Toulouse, par Franque, architecte du Roi. (source : « Table analytique ». Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1914, p. 339) ; Don de six dessins et croquis, quatre gravures et deux documents imprimés intéressant le Musée de la Voiture à Compiègne, 25 février 1932 (source : AN 20144795/25) ; Dons à la Bibliothèque du Louvre et au Musée de Maisons-Laffitte (portraits gravés) (source : « Echos - nouvelles - concours ». Art et décoration : revue mensuelle d'art moderne, 1er septembre 1930, p. IV) ; Dons au Musée de la coopération franco-américaine du château de Blérancourt : deux dessins, par Adolphe Yvon ; quatorze gravures de modes du Second Empire ; un lot de gravures relatives à la guerre de Crimée ; neuf feuilles de croquis divers ; deux imprimés relatifs à la campagne d'Italie (source : Journal officiel de la République française. Lois et décrets. 11 janvier 1933, p. 360.) ; Don d'un dessin de James Tissot, étude pour le Portrait de femme au boléro rouge au Cabinet des dessins du musée du Louvre, 27 février 1935 (source : AN 20144779/16) ; « Sans fortune personnelle, seulement avec les modestes moyens que lui fournissaient sa plume et sa fonction, il réunit une bonne collection de dessins que, à son décès, sa veuve dut réaliser à l'amiable ; il n'y eut pas de vente publique. » (source : Fondation Custodia, Lugt L.1119a).
Langues maîtrisées : « Collabore à un grand nombre de revues françaises, anglaises, allemandes et italiennes. ». (source : La Quinzaine, LVIII, 1er mai 1904, n.p.).
Langues lues : français, allemand, japonais, luxembourgeois, néerlandais, russe
(source : Dépouillement du Répertoire d’art et d’archéologie 1910-1914, réalisé par Michèle Galdemar, INHA, Paris, 2025.)
art alsacien ; art du XVIIIe siècle ; arts décoratifs ; relations culturelles entre la France et les États-Unis
anthropologie
(source : Dépouillement du Répertoire d’art et d’archéologie 1910-1914, réalisé par Michèle Galdemar, INHA, Paris, 2025.)
« Voici des années que M. André Girodie, qui fut secrétaire d'Eugène Müntz, mène, dans de nombreuses publications, le bon combat pour la décentralisation artistique ; il vient d'ajouter une nouvelle pierre à son édifice en publiant : La sculpture bourguignonne et les droits du musée de Dijon. ».
(source : Le Cholleux, R. « Les livres », La Revue septentrionale, 5 janvier 1904, p. 251).
Corneille Theunissen, 41 ans, statuaire, domicilié au 19 rue Théophile Gautier à Paris, est témoin d'André Girodie pour la naissance de son fils Jean né le 30/03/1905.
(source : Archives de Paris, acte de naissance de Jean Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1905, cote : V11E 527, acte n° 392, vue 11/11).
Victor Aliéneau, 37 ans, gérant de propriétés, domicilié au 19 rue Spontini à Paris, est témoin d'André Girodie pour la naissance de sa fille Odile née le 13/02/1910.
(source : Archives de Paris, acte de naissance d'Odile Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1910, cote : 16N 193_A, acte n° 199, vue 11/31).
Étienne Deville, 37 ans, bibliographe, domicilié au 11 rue Mérimée à Paris, est témoin d'André Girodie pour la naissance de sa fille Odile née le 13/02/1910.
(source : Archives de Paris, acte de naissance d'Odile Girodie, Paris, 16e arrondissement, 1910, cote : 16N 193_A, acte n° 199, vue 11/31).
André Girodie écrit à Salomon Reinach entre 1905 et 1919.
(source : Aix-en-Provence, bibliothèque Méjanes, fonds Salomon Reinach, lettres d'André Girodie à Salomon Reinach, 1905-1919, boite 72)
« Nous devons ainsi remercier M. Albert Vuaflart qui, non content d'être l'instigateur de cet Index, s'entremit pour aider à sa réalisation. M. André Girodie accepta la très lourde tâche de corriger les épreuves et apporta, à la réalisation définitive de l'Index, le concours de ses lumières et de sa compétence. »
(source : Deville, Étienne. Index du Mercure de France, 1672-1832, donnant l'indication, par ordre alphabétique, de toutes les notices, mentions, annonces, planches, etc., concernant les Beaux-Arts et l'Archéologie. Paris : Jean Schemit, 1910. (Publications pour faciliter les études d'art en France). p. XXIII).
« M. Girodie, présenté par MM. J. Doucet et R. Koechlin » comme membre de la Société de l'histoire de l'art français.
(source : « Séance du 8 avril 1910 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1910, p. 173).
« M. Girodie, présenté par MM. J. Doucet et R. Koechlin » comme membre de la Société de l'histoire de l'art français.
(source : « Séance du 8 avril 1910 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1910, p. 173).
Conrad de Mandach rend compte du travail de Girodie en évoquant sa personnalité. « M. André Girodie, un érudit attaché à la Bibliothèque d'art et d'archéologique que vient de fonder à Paris, au grand bénéfice des études d'art, M. Jacques Doucet. Poursuivant son chemin à travers l'époque antérieure à Martin Schongauer, M. Girodie rencontre un artiste qui naguère était tout à fait inconnu et qu'un savant bâlois, M. Daniel Burckhardt, a fait sortir de l'oubli. »
(source : Mandach, Conrad de. « Martin Schongauer ». Gazette de Lausanne. 24 septembre 1911, p. 2).
André Girodie et Charles Schneegans travaillent ensemble au projet de volume sur l'Alsace du Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la France publié par la Bibliothèque d'art et d'archéologie.
(source : Deschamps, Paul. « Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la France, publié par la Bibliothèque d'art et d'archéologie ». Le Moyen Âge : revue d'histoire & de philologie. 2e série, tome XVII, 1913, p. 78).
« Enfin, il est un ami dont la collaboration a été journalière ; si ce volume atteint un degré de perfection relatif, il le doit à M. André Girodie, notre dévoué directeur ; Je ne saurais jamais acquitter ma dette envers lui. »
Brune Paul. Dictionnaire des artistes et ouvriers d'art de la Franche-Comté. Paris : Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1912, p. 12.
André Girodie et Maurice Barrès co-signent « La Lorraine affranchie » en septembre 1916 et « Alsace et Lorraine » en 1917, deux numéros spéciaux de la revue L'Art et les artistes.
Lettre d'Étienne Deville adressée de Paris à son épouse Marguerite à Lisieux, datée du 10/02/1917.
« [...] Je suis allé jeudi aux Archives de la Seine et, en revenant le long du quai, j'ai été tout à fait surpris de rencontrer... Girodie. Nous sommes entrés prendre un café pour pouvoir causer un moment au chaud. Depuis le début de la guerre, il a eu tous les avatars possibles et a été deux fois blessé. La dernière fois en Champagne où une balle lui a traversé l'épaule. En ce moment, il est convoyeur dans les trains et vraiment cela ne doit pas être gai pour lui. Il a maintenant 3 enfants, ce doit être la misère. La conversation est tombée naturellement sur le sort de la bibliothèque dans laquelle il n'espère plus jamais rentrer, d'autant plus qu'il est au plus mal avec Vuaflart sur le compte duquel il m'a raconté un tas de choses tout à fait désagréables. Il est vrai que de la part de V. c'est la même chose car, lui ayant parlé de cette visite, il m'a manifesté des sentiments tout à fait hostiles vis à vis de celui qu'il avait tant admiré autrefois. [...] »
(source : Lisieux, ShL, Fonds Deville C 7/7).
« Que dire de votre bibliographie ? Dans les derniers temps de mon secrétariat à la "Bibliothèque d'art et d'archéologie", j'étais parvenu à mettre sur pied une "Bibliographie des Origines du Réalisme dans l'art de la fin du XIVe siècle et du début du XVe siècle", destinée à la reproduction des Dessins de Pisanello publiée par la "Société des Dessins de Maîtres". Quand je revins du Front, l'administrateur de la Bibliothèque me reprocha vertement d'avoir fait une trop large place, dans ma bibliographie, aux mentions de travaux allemands, autrichiens et autres pays, nos adversaires !!!! A quoi je répondis qu'il était fort heureux, pour l'histoire de l'art en France, que l'Italie soit de notre côté, car s'il fallait faire du patriotisme en matière de bibliographie mieux vaudrait aller à l'hospice des fous. Mais l'imbécile à qui j'avais affaire tenait à ses idées, et je ne vis qu'un moyen de terminer l'entrevue : quitter cet homme en lui interdisant de publier ma bibliographie incomplète, "expurgée", disait-il, et sortir en claquant la porte d'une bibliothèque où je n'ai plus jamais plus remis les pieds par respect pour mes opinions personnelles et ma probité scientifique. J'ignore ce que vous a dit Monjour de cette "caverne d'Ali-Baba", aujourd'hui sans ressources et dépouillée de la plupart des collections qui ont été vendues pour assurer sa maigre subsistance. Quant à moi, je la considère actuellement comme un enfant mort-né. […] »
(Source : Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, lettre d'André Girodie à Julius Elias, 2 novembre 1919, Autographes 227,4,2).
« L'auteur, M. André Girodie, est certainement un des hommes qui ont rendu le plus de service à l'histoire de l'art alsacien. Bien qu'il soit originaire du Sud-Ouest et qu'il ait vécu surtout à Paris, l'Alsace fut, dès 1900, un de ses principaux sujets d'études [...] Son admirable conduite pendant la guerre faillit briser cette belle carrière d'historien d'art. André Girodie, mobilisé comme territorial, au 106e bataillon de chasseurs à pied, dans les rangs duquel il fit campagne en Lorraine et en Alsace, blessé grièvement en Champagne, il dut renoncer pendant longtemps à s'occuper de recherches historiques. [...] »
(source : Haug, Hans. « Une monographie d'artiste ». Les Dernières nouvelles de Strasbourg, 20 mai 1928, p. N.P.).
Gaston Brière et André Girodie publient ensemble Les Titon, amateurs d’art et le Parnasse français (Paris : Société de l’histoire de l’art français, 1929).
Louis Lacrocq travaille au Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art par province consacré au Limousin, dirigé par André Girodie. Ce dernier le présente à la Société de l’Histoire de l’Art Français.
(source : Janicaud, Georges. « Louis Lacrocq ». Mémoires de la société naturelle et archéologique de la Creuse. t. XXVIII, 1941-1943, p. 8).
« Grâce à l’intervention de Raymond Koechlin, André Girodie est chargé en 1927 de constituer le musée de la Coopération franco-américaine de Blérancourt ».
(source : Martin, François-René. « André Girodie ». In Barbillon, Claire, Sénéchal, Philippe (dir.). Dictionnaire critique des historiens de l’art actifs en France de la Révolution à la Première Guerre mondiale. Paris : Institut national d’histoire de l’art, 2008).
Lettre d'André Girodie adressée de Blérancourt à Étienne Deville le 20/03/1937.
« Mon cher Deville
J'ai reçu récemment de vos nouvelles par un excellent libraire du Quai dont je suis le client. Il m'a informé que votre désir était toujours de demander que je représente la Direction Générale des Beaux-Arts à l'inauguration du musée de Lisieux. Bien volontiers, je vous donnerai ce plaisir, si j'y suis autorisé, mais ne vous semble-t-il pas nécessaire, dès maintenant, que je sois mis au courant de votre effort muséographique par la lecture d'un catalogue ou de publications relatives au musée de Lisieux ?
Ici, je suis très pris : le musée débuta, il y a 10 ans, dans un des pavillons de l'ancien château de Blérancourt : A du guide sommaire ci-inclus. J'ai ensuite obtenu la construction de la partie B qui était en ruines. On construit actuellement la partie C. Les collections sont de plus en plus nombreuses, mais que de mal pour augmenter celles du Pavillon de l'Amérique coloniale et de l'Indépendance américaine !
Mes bons souvenir à Madame Deville, bien cordialement à vous,
André Girodie ».
(source : Lisieux, Médiathèque André Malraux, ms. 189, non folioté).
« Girodie (André), conservateur de la Bibliothèque Doucet, propose à la Société archéologique de se charger de l'inventaire des artistes français, section du haut Languedoc... Elu correspondant de la Société. »
(source : « Table analytique ». Bulletin de la Société archéologique du Midi de la France, 1914, p. 339).
« M. André Girodie, présenté par MM. J. Doucet et R. Koechlin ».
(source : « Séance du 8 avril 1910 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Jean Schemit, 1910, p. 173).
« Les démissions de MM. d'Allemagne, Delagrave et Girodie sont acceptées ».
(source : « Séance du 1er février 1918 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. Paris : Edouard Champion, 1919, p. 33).
« Une lettre de M. le Marquis de Galard, qui présente comme membres de la Société : M. Jehan de Laborde-Lassalle, de Saint-Sever et M. Girodie, de Salies-de Béarn ».
(source : « Séance du 18 janvier 1925 ». Bulletin de la Société de Borda. 1925, p. XVIII).
« M. Ancré Girodie, présenté par MM. Carlo-Jeannerat et Dacier ».
(source : « Séance du 2 juillet 1926 ». Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. 2 juillet 1926, p. 137).
M. Girodie, membre correspondant (1928-1930).
(source : « Réunion d'hiver du 4 mars 1928 ». Bulletin de la Société historique de Haute-Picardie, 1928, p. 31).
M. Girodie, membre honoraire (1928-1938).
(source : « Liste des membres de la Société ». Bulletin de la Société historique de Haute-Picardie, 1930, p. 180.)
Notices d'artistes rédigées par AD pour les :
vol. 2, p. 343.
vol. 3, p. 428, 431, 456, 546, 553, 566.
vol. 4, p. 56, 164, 428, 440, 441, 458, 583, 585.
vol. 5, p. 375, 444, 562,
vol. 6, p. 77.
Uniquement un dépouillement du Dictionnaire Les artistes décorateurs du bois pour les vol. 9-15.
art. « Girodie, André », par F.-J. Fuchs, p. 290-291.
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