Verrière de l'Arrestation des Apôtres
Verrière de l'Arrestation des Apôtres
fenêtres hautes du chœur ; côté sud ; baie 112
Baie composée de trois lancettes et d'un tympan à cinq ajours.
Lancettes : Arrestation des Apôtres.
Tympan : Colombe du Saint-Esprit, deux anges.
Cette verrière appartient à un cycle figurant les Actes des Apôtres. La première verrière du côté sud du chœur (baie 108) présentait, comme les fenêtres du côté nord, deux registres de scènes figurées et a sans doute été éclaircie de la même façon. Les deux suivantes (baies 110 et 112) étaient composées d’une seule scène figurée dans le registre supérieur et de donateurs dans le soubassement, replacés aujourd’hui dans le soubassement de la baie 114 du transept (Pillet 2010, p. 285).
Cette verrière présentait initialement la Guérison du boiteux à la Porta Speciosa du temps de Jérusalem, dont la partie centrale a été remontée dans la lancette gauche de la baie 114. Les deux lancettes latérales n'ont pas changé de place. Le relevé avant restauration de Prosper Lafaye, daté de 1865, indique comme manquants la lancette centrale, une grande partie de lancette gauche et au tympan, l'ajour supérieur et les panneaux inférieurs des deux autres ajours. Sur ce relevé, le peintre-verrier a dessiné dans la lancette centrale une nouvelle composition qui représente l'Arrestation des apôtres. Dans la lancette gauche, il a recomposé les parties inférieures et supérieures autour du panneau représentant les apôtres, seul panneau ancien qui subsistait. Il a également allongé les lancettes vers le bas et rajouté des inscriptions qui ne figurent pas sur son relevé (Pillet 2010, p. 287).
attribution de Guy-Michel Leproux (1988, p. 62)
verrière probablement réalisée d'après un modèle ou carton du peintre Nöel Bellemare (Guy-Michel Leproux 2014, p. 204)
L’église Saint-Merry est reconstruite au début du XVIe siècle : les travaux commencent par la nef. Le chœur est achevé en 1552. Les vitraux les plus anciens sont ceux de la nef, terminée peu avant 1520. Le chœur et le transept sont vitrés au milieu du XVIe siècle.
Les seuls programmes iconographiques qui demeurent cohérents se situent dans les fenêtres hautes de la nef et du chœur : huit verrières de la nef représentent au nord, l'Histoire de sainte Marie-Madeleine (baie 125), des scènes de la Vie publique du Christ (baie 123), suivies de la Vie de saint Jean-Baptiste (baie 121) et de celle de l'apôtre saint Thomas (baie 119). Du côté sud, depuis l'entrée du vaisseau, les verrières mettent en scène des scènes de la Vie de saint Nicolas de Myre (baie 126), de sainte Agnès (baie 124) et de saint François d'Assise (baie 122), ainsi que des épisodes de la Vie de la Vierge (baie 120). Dans le chœur se déroulent, au nord, des scènes de l'Histoire de saint Joseph, et au sud, plusieurs épisodes de l'Apostolat de saint Pierre en Palestine tirés des Actes des Apôtres (baies 108 à 110). Quelques fragments de vitraux anciens sont conservés dans les chapelles des bas-côtés : une Trinité (baie 11), Jésus chez Marthe et Marie (baie 13), trois panneaux isolés dans la baie 5, ainsi que des médaillons figurant des épisodes de la Vie de la Vierge, des figures de saints et des sibylles (baies 1 et 2).
Les sujets traités ne constituent pas un programme iconographique clairement défini, mais la juxtaposition des thèmes est probablement due aux exigences des commanditaires dont les représentations ou les armoiries ont disparu avec les panneaux inférieurs.
immeuble par destination
verrière appartenant à un même cycle iconographique
verrière appartenant à un même cycle iconographique
p. 55.
p. 62, planche II.
p. 129-130.