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L'Enlèvement de Proserpine

Statut
Publiée
Contributeur
Rowley
Dernière modification
27/02/2026 12:10 (il y a 15 jours)
Type d'oeuvre
Titres
Titre : 

L'Enlèvement de Proserpine

Commentaires généraux
Commentaire général : 

Le tableau a été associé à la composition, de dimensions légèrement supérieures , figurant Eurydice poursuivant Aristée, conservée à Londres (National Gallery).

Localisations
Lieu de conservation : 
Type de Cote / numéro : 
Cote / numéro : 
RF 3772
Commentaires descriptifs
Commentaire descriptif : 

« Ce tableau est un grand paysage rempli de fabriques vues dans différents lointains. Le devant représente un Fleuve avec la statue de la Divinité qui y préside : il y a six Nymphes prêtes à se baigner étant presque toutes déshabillées. Sur le second plan à droit on voit Pluton qui enlève Proserpine qui a une draperie bleue. Sur la croupe d'une Montagne paraissent des vaches noires, et à côté dans un char Pluton et Proserpine » (Dubois de Saint-Gelais, 1727, p. 355-356).

Matérialité
Matériau : 
Technique : 
Dimensions
Hauteur : 
1,96
Largeur : 
2,15
Unité de mesure : 
Créations / exécutions
Personne liée à l'oeuvre : 

Béguin (1969, p. 87) suggère que le groupe des compagnes de Proserpine dérive, dans sa conception, de la peinture perdue que Primatice avait réalisée pour la Chambre du Roi sur le même sujet, entre 1533 et 1535, bien avant l'arrivée de Nicolò en France ; elle suggère aussi une influence du passage de Paris Bordone en France vers 1559 sur le développement du paysage à Fontainebleau dans les années qui suivent. A propos du tableau de Londres, elle évoquait par ailleurs l'influence des paysages de Dosso Dossi (1969, In lode di Nicolò, p. 45 ; 2005, p. 448).

Rôle : 
Type de date : 
Date de création : 
Vers 1560 / 1561
Période de création : 
Lieu de création : 
Commentaire Créations / exécutions : 

Ce paysage et celui de Londres ont été mis en relation avec la mention de paiements, dans les Comptes des Batiments du Roi de 1560-1561, pour « plusieurs toiles en paissages qui restoient à achever pour la décoration du cabinet du Roy et aussi pour avoir peind plusieurs paissages en un passage entre la Chambre de la Reyne Mère du Roy et le cabinet de ladite dame » (Laborde, Comptes, II, 1877 p. 52).

Ces paysages du Cabinet du Roi sont peut être en partie ceux que Cassiano dal Pozzo vit en 1625 dans le cabinet des Peintures (où il les indique comme « gâtés ») ; sont-ils distincts des « huit grands paysages faitz à détrempe par Messer Nicolo, et sont ces tableaux fort estimez » que le Père Dan décrivit en 1642 dans le même Cabinet des Peintures et que l'on retrouve ensuite cités à Fontainebleau dans l'inventaire de 1692 comme « huit grands paysage à détrempe sur thoille de messer Nicolo » ?

Nicolò est ensuite à nouveau payé en 1570 pour « quatre tableaux et paysages en la chambre où estoit le trésor des bagues au dessus de la chambre du Roy »; [...] , et « pour avoir fait, en la maison neufve de la reine qui est sur la terrasse du grand jardin, un grand paisage » (Laborde, Comptes, II, 1877, p. 195 ; Herbet, 1937, p. 369-371, 399).

Ces diverses mentions permettent de situer avec certitude ces deux paysages mythologiques dans la carrière française de Nicolò, mais leur datation, et leur destination précise, demeurent incertaines.

On sait par ailleurs que François de Lesdiguières commanda en 1600 à Jean Ier d'Hoey des copies peintes de cinq tableaux appartenant peut être à une même série, dont un figurait un Rapt de Proserpine (les autres étaient une Histoire de Narcisse, Mars et Vénus, Polyphile et Galatée et Enée et Didon). Peut-être s'agit-il de ce tableau, à moins qu'il ne s'agisse de celui qui est attibué à Léonard dans les collections royales, depuis identifié comme une oeuvre de Gaudenzio Ferrari ?

Commentaires historiques
Commentaire historique : 
Coll. du Duc d'Orléans à Paris ; coll. comte Gower, marquis de Stafford à Londres en 1792 ; coll. duc de Sutherland à Londres ; acquis par Camron-Smith and Marriott Ltd, marchands d'art de Londres en 1933 ; acquis par le Louvre en 1933.
Historiques de collection
Statut de la propriété : 
Date Propriété : 
1933
Commentaire Historique de collection : 

Duc d’Orléans (1674-1723), Paris (décrit sous le nom de Niccolò dell'Abate par Dubois de Saint-Gelais dans la galerie du Palais Royal, 1727, p. 355-356 ; Striyenski, 1913, p.165 n° 199) ; François de Laborde de Hereville, 1791-1792 ; Earl Gower, marquis de Stafford, duc de Sutherland, Stafford House , 1793 ; Camron-Smith and Marriott Ltd, marchands d’art, Londres ; acquis de ces derniers, 1933.

Liens entre oeuvres
Type de lien horizontal : 
Commentaire Type de lien horizontal : 

Les deux tableaux du Louvre et de Londres pourraient avoir fait partie d'une même série, mais cela reste une hypothèse.

Bibliographies / archives
Commentaire Bibliographies / archives : 

p. 165, n° 199 (« Une des rares œuvres de chevalet de cet élève de Primatice à Fontainebleau »).

Sources en ligne
Date de consultation : 
07/07/2021
Référence de notice : 
000PE024658
Date de consultation : 
28/05/2019
Source
Institut national d'histoire de l'art (France) / Musée du Louvre (Paris)
Licence
Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Rédacteur
Neville Rowley pour le RETIF; mise à jour C. Scailliérez 2026