Abate dell', Giulio Camillo
selon les Comptes des Bâtiments du roi
L'artiste est documenté en 1571, l'année même de la mort de son père, pour a participation au décor de l'Entrée de Charles IX à Paris, et c'est pourquoi on lui attribue le dessin relatif à cette Entrée conservé au National Museum de Stocholm, qui est d'une main différente de celle de Nicolò. Et la même année il travaille aussi au décor de la Salle de l'Hôtel de Ville pour le banquet offert à la reine.
On tend aujourd'hui à l'identifier avec le « Maître de Dijon », c'est à dire le peintre des Massacres du triumvirat aujourd'hui en dépôt à Beauvais, et cela situe Giulio Camillo dell'Abate dans le sillage de son père mais aussi certainement actif dans l'entourage d'Antoine Caron.
Plusieurs tableaux lui sont attribués : Les Massacres du Triumvirat , Beauvais, MUDO, Le paysage aux batteurs de blé, Fontainebleau, Le vannage du grain, Paris, musée du Louvre et La rencontre de Charles Quint et du bey de Tunis, Londres, Institut Courtauld (Béguin, Sylvie, Allgemeines Künstlerlexikon, Munich 1992).
Un des fils de Nicolò dell'Abate venu en France avec lui en 1552, et qui lui succéda dans son activité de peintre.
Il est mentionné à Avon, dans les registres paroissiaux, entre 1554 et 1560, puis en 1562, 1569 et 1571 ; mentionné comme parrain en 1568, 1570, 1572 et 1574.
Mentionné pour avoir peint des grotesques à Fontainebleau en 1570. Désigné en 1571, après la mort de son père, comme « Surintendant des peintres »; il est aussi rémunéré pour le service du roi et pour un voyage en Italie que celui-ci lui a accordé « pour lui pourtraire les oeuvres de son père décédé, de son vivant aussi peintre du dit » (BnF, manuscrits, fr26153, pièce 2449).
Giulio Camillo dell"Abate est un des fils de Nicolò dell'Abate.
p. 37, ad vocem Giulio Camillo dell'Abate