Le Christ mort et deux anges
Autrefois dans la Chapelle, située au-dessus du portail et qui fut détruite par Nicolas Sylvain de Gaucourt, entre 1809 et 1816. Ce décor est connu par la description qu'en a heureusement laissée Félibien dans les Entretiens (1672, IIe partie, p. 312-313) qui écrit que Nicolò y travailla sur des dessins de Primatice, et par un fragment en très mauvais état conservé au musée du château de Blois.
« On voit encore de sa main plusieurs ouvrages dans le château de Beauregard, près de Blois, qui appartient à présent à Monsieur le Président Ardier. Les plus considérables sont dans la chapelle qu'il a peinte à fraisques lur les dessins de Primatice. Il y a au dessus de l'autel une Descente de croix. Ce tableau est composé de sept figures grandes comme le naturel. La principale est celle du corps mort de notre seigneur Jésus Christ étendu contre terre, et sioutenu par Joseph d'Arimathie. La Magdelaine est aux pieds de son Maître, qu'elle baise et arrose de ses larmes. La Vierge et les deux Marie sont tout proche et au-delà de toutes ces figures on voit celle de saint Jean qui occupe une place considérable: ce que le peintre voulut faire à cause que celuy à qui appartenoit alors cette maison s'appelait Jean du Thier - il étoit secrétaire d'Etat sous Henri II -. Le haut de la croix qui est dans ce Tableau, se termine dans la voûte de la Chapelle, qui estant en croix d'ogive, a dans chacune des quatre parties du pendentif, ou espaces qui sont entre les arêtiers, six figures d'anges qui portent les instruments de la Passion de Nostre Seigneur.
Autour de la chapelle sont peints les Mystères de la Résurrection. Dans le premier tableau est représenté notre seigneur qui sort glorieux du tombeau où les Juifs le gardoient. Dans le second on voit comme l’ange est assis à l’entrée du sépulcre et parle aux femmes qui alloient pour embaumer le corps du fils de Dieu. Dans le troisième comme nostre seigneur apparut à la Magdelaine en forme de jardinier. Dans le quatrième comme il s’entretint avec les deux pellerins qui vont en Emaüs. Et dans le cinquième comme il fait toucher son costé à S. Thomas ».
peinture à fresque détachée du mur et très abîmée
fresque transposée sur toile
L' exécution en fut confiée à Nicolò dell'Abate.
Proviendrait du château de Beauregard, près de Blois, détruite par Nicolas Sylvain de Gaucourt, entre 1809 et 1816 ; coll. Sauvageau ; don entre 1861 et 1869.
1859, tiré à part, p. 17
p. 389-390 ("Ouvrages dont l'attribution repose sur quelque témoignage contestable").
p. 28-29 ( Nicolo dell'Abate, fresque altérée)
Problème d'attribution
2e mise en ligne
Mise en ligne 2007
Ancien nom fichier image : 861.9.1