Le Passage de la mer rouge
Le Passage de la mer rouge
loggia (œuvre déjà très effacée au XIXe siècle et perdue depuis)
Dans la loggia du manoir, on voyait autrefois à côté de la porte la devise de Jean Ango « Spes mea deus a juventate mea » et une sphère armillaire surmontant un médaillon contenant un quatrain de Gilles Corrozet dans les Historiarum Veteris testamenti icones... publiées à Lyon en 1539 avec des gravures sur bois de Hans Holbein : « Puis les enfans d'Israels samasserent / A beau peid sec la rouge mer passerent / Et pharaon en cruaulté plonge / les poursuivants fut des eaulx submerge ». Une peinture figurait donc le Passage de la mer rouge ; la composition peinte, que les commentateurs du XIXe siècle ont comparée aux Loges du Vatican (Féret 1855, p. 163) était sans doute plutôt inspirée de la xylographie de Holbein (Massing 2003 p. 243), qui suggère aussi que « le choix de la scène qui montre l'action de Dioeu au secours des Israélites était pertinent pour la maison d'un armateur mettant lui aussi son destin entre les mains du Seigneur, recherchant la protection divine pour ses bateaux navigant sur les mers du globe ».
Une autre peinture, aujourd'hui disparue, représentait Moïse et le serpent d'airain et était datée de 1544.
Il est possible que ces deux scènes aient fait partie de tout un cycle de l'Ancien Testament (hypothèse avancée par J.M. Massing 2003 p. 244), car dans son avis aux lecteurs, Gilles Corrozet recommande d'orner les demeures des « histoires sainctes / Telles que sont celles que voiez cy / En ce livre ».
État très effacé et fragmentaire déjà en 1856 lors de la visite d'Amédée Féret, conservateur de la bibliothèque et des archives de Dieppe.
d'après une xylographie de Hans Holbein
et son atelier, Loges du Vatican
Féret, 1855, p. 163
autre peinture faisant partie du même décor
Appendice : « Les peintures murales détruites du manoir d'Ango à Varengeville-sur-Mer », p. 242-244.
p. 459-460.
description du manoir de Jean Ango : p. 98-111.
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