Le Sacrifice de Joab
Le Sacrifice de Joab
Tapisserie à grotesques sur fond rouge. Titre proposé lors du passage en vente de la pièce à Londres en 2020 et de son rapprochement avec la Mort de Joab du Mobilier national (GOB 138).
L'absence de bordure armoriée ne permet pas d'assurer que cette pièce fait partie de la même série que la Mort de Joab du Mobilier National (GOB 138) généralement rapprochée de l'art de Nicolò dell'Abate, mais tant la couleur du fond, rouge cerise, que le style du cartouche central (encadrement de cuirs en trompe-l'œil et style de la scène de sacrifice et des divinités sous des édicules entourés de guirlandes végétales et de grotesques) permettent d'en exprimer l'hypothèse avec vraisemblance.
Il s'agirait dans ce cas d'une suite vétéro-testamentaire et non d'une suite mythologique comme celle de Ruggiero de Ruggieri sur fond bleu sombre (Mobilier National et Musée des Tissus et Arts décoratifs de Lyon) ou allégorique comme celle de Nicolò dell'Abate sur fond brun sombre du Musée des Arts Décoratifs de Paris. Ces quelques pièces relèvent d'une mode bien attestée par les doucments d'archives concernant les lissiers parisiens Antoine Fabert, Louis de Cambry, Antoine Huiselin, Guy ou Girard Laurens ou encore Pierre Dumelin, entre 1550 et 1582 (voir Grodecki, 1986, II).
sur le marché de l'art britannique en 2020
C. Scailliérez, 2015.
Vente, Eve, Paris Hôtel Drouot, 12 juin 2015, n° 269 « Flandres XVIIe siècle » ; repr. Gazette de l'Hôtel Drouot 21, 29 mai 2015 p. 105.
Howard Hodgkin (1932-2017), Londres
Vente Sotheby's, Londres, 21 janvier 2020, lot 73 , « Bruxelles, 3e quart du XVIe siècle » (mais avec une notice établissant clairement la relation avec La Mort de Joab, traditionnellement rattachée aux ateliers de Fontainebleau - Paris dans le troisième quart du XVIe siècle).
appartenance probable à une même série