Ulysse endormi déposé sur le sol d'Ithaque
Ulysse endormi déposé sur le sol d'Ithaque
Copie partielle de la 30e composition des parois de la Galerie d'Ulysse au château de Fontainebleau. Il s'agit de la scène médiane, situé dans la XVe travée, à mi chemin du cycle narratif.
Sa facture fine sur un support de chêne plaide en faveur d'une main flamande pour son exécution, peut-être la même que celle, partielle aussi, montrant Ulysse s'entretenant avec Hercule aux enfers (Château de Dame).
Ulysse reprend la mer sur un navire apprêté par les Phéaciens et s'y endort ; le navire aborde à Ithaque et les Phéaciens - ou plutôt les Phéaciennes, y déposent Ulysse sur un lit orné d'une tête de lion, sans le réveiller (Odyssée, , XIII, 113-125). La scène se passe de nuit.
« Ce sommeil est une sorte de mort. Il vient après les épreuves, les passions et les troubles et précède une vie nouvelle, sage et heureuse, avec Pénélope » (Nolhac, Ronsard et l'humanisme, 1921, p.71-72).
« Ce n'est certainement pas un hasard si sa représentation prend place dans la XVe travée, là où le cycle se retourne pour passer d'un mur à l'autre » (Cordellier, 2004, p.327).
Le motif du corps endormi d'Ulysse évoque nettement celui du Christ dans une mise au tombeau (Béguin, 1985).
Vraisemblablement par l'intermédiaire de la gravure flamande éditée par Marten Peeters, éditeur à Gand, et attribuée à Philippe ou à Cornelis Galle.
Cordellier (2004, p. 330), notant la facture fine et précieuse dans les détails.
Vente New York, Parke-Bernett, 1974 ; collection privée, 1978.
probablement peint par le même artiste
p. 265, citée et reproduite fig. 265.
n°168 p. 330-331 (notice de D. Cordellier : « Anonyme flamand du XVIe siècle ? »).