Schneider, René
Mère : Chevalier, Louise, (sans profession) (source : AD Deux-Sèvres et Vienne, 9 E 79/225, acte n° 250)
Père : Schneider, Séraphin, (contrôleur d’armes) (source : AD Deux-Sèvres et Vienne, 9 E 79/225, acte n° 250)
Conjointe : Séguier, Victorine Henriette Marie Louise, Toulouse 18/07/1873 – , mariage à Toulouse le 17/04/1900 ; contrat de mariage passé le 27/03/1900 devant Me Garrigou, notaire à Toulouse (source : AM Toulouse, 1E 593, acte n° 275)
Enfant : Schneider, Andrée Anaïs Louise, Dombasle 27/10/1911 – (fille adoptive) (source : Charle, Christophe. « 101. Schneider (René, Gabriel) ». Les Professeurs de la Faculté des Lettres de Paris : Dictionnaire biographique 1909-1939 : volume II. Paris : Publications de l’Institut national de recherche pédagogique, 1986, p. 199)
décédé 19 rue Oudinot (source : AP, 16D 158, acte n° 1970)
3 rue de Coulmiers
y vivant avec ses parents (source : AM Toulouse, 1E 593, acte n° 275)
36 rue de Bretagne-Bourg-l’Abbé
(source : Bulletin de la Société des antiquaires de Normandie. vol. 28, 1906-1912, p. 383 ; Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. 1909 et 1912)
2 rue Guichard
(source : Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français. 1918-19 ; AN, 19800035/1302/50304 ; Bulletin de la Société des amis de la Bibliothèque d'Art et d'Archéologie de l'Université de Paris. 1er semestre 1929, n° 1)
« M. Schneider s’était fait connaître par deux ouvrages sur l’Ombrie et sur Rome qui eurent, le premier surtout, un très vif succès. Il y faisait preuve d’une sensibilité raffinée, d’une culture classique délicate et y marquait peu de goût pour l’érudition. Professeur d’histoire de l’art à l’Université de Caen, il a voulu, dans ses thèses de doctorat, montrer qu’il était capable de manier les armes qu’il n’aimait pas et il a choisi, pour l’étudier, la figure rébarbative de Quatremère de Quincy. Le risque était de pousser trop loin la démonstration en faisant un livre ennuyeux. M. S. a échappé à ce danger, bien qu’il se soit complu à accuser la documentation de son travail et qu’il se soit défendu d’une façon un peu trop absolue contre son propre esprit. » (source : Rosenthal, Léon. « René Schneider. I. Quatremère de Quincy et son intervention dans les arts (1788-1830) 1 vol. in-8° XVI-442 p. Paris, Hachette, 1910. II L’esthétique classique chez Quatremère de Quincy (1805-1823). 1 vol. in-8° VIII-169 p. Paris, Hachette, 1910. III. Botticelli. 1 vol in 8° de la Collection des grands artistes. 127 p. et 24 gravures. Paris, Laurent, 1911 ». Revue internationale de l’enseignement. tome 64, juillet-décembre 1912, p. 471-472)
« En décembre 1910 il devenait docteur-ès-lettres avec deux thèses relatives à Quatremère de Quincy. L’esprit classique de René Schneider, son goût pour l’ordre, sa droiture intellectuelle avaient été attirés par le vieux ‘‘prophète idéalo-antique’’. Il a su lui rendre justice tout en marquant avec fermeté ses insuffisances et ses limites. Il discernait en lui le plus éminent représentant de toute une famille d’esprits. ‘‘En sa présence, écrivait-il, l’historien, après un instinctif et bref mouvement de recul, éprouve l’attrait austère qui en 1835 amena David d’Angers devant cette figure brutalement caractérisée’’. En décembre 1910 un tel jugement était peut-être un acte de courage, le classicisme ne jouissant point encore des sympathies qui lui sont venues depuis. Ce n’est pas le seul point où René Schneider se soit montré clairvoyant, la seule fois qu’il ait devancé ses contemporains. » (source : Lavedan, Pierre. « René Schneider (1867-1938) ». Annales de l’Université de Paris. 1939, p. 111)
« Professeur aux Lycées de Montauban, Nice, Clermont-Ferrand et Toulouse » (source : AN, 19800035/1302/50304)
« professeur de rhétorique au lycée de Cahors (2 octobre 1891-2 octobre 1893) ; professeur de rhétorique au lycée de Montaubon (3 octobre 1893-1er octobre 1895) ; professeur de 3e au lycée de Nice (2 octobre 1895-1er octobre 1896) ; professeur de 3e au lycée de Clermont (2 octobre 1896-5 octobre 1897) ; professeur de 3e puis de 2e au lycée de Toulouse (6 octobre 1897-31 octobre 1906) » (source : Charle, Christophe. « 101. Schneider (René, Gabriel) ». Les Professeurs de la Faculté des Lettres de Paris : Dictionnaire biographique 1909-1939 : volume II. Paris : Publications de l’Institut national de recherche pédagogique, 1986, p. 199)
(source : AN, 19800035/1302/50304)
« Une maîtrise de conférences créée en 1906 à Caen lui fut immédiatement attribuée. Le souvenir qu’il y a laissé était encore assez vif l’an dernier après trente-trois ans pour que tous les journaux de la région aient consacré à sa disparition des articles pleins d’une touchante affection. » (source : Lavedan, Pierre. « René Schneider (1867-1938) ». Annales de l’Université de Paris. 1939, p. 110-111)
12 entrées répertoriées entre 1911 et 1914 (source : Fichier des lecteurs, AN, AJ/16/8416-8417)
En 1911, René Schneider demande à René-Jean des reproductions et calques d’œuvres traitant « du thème de Psyché ou de l’Amour et Psyché » pour la préparation de son article sur ce thème paru en 1912 dans La Revue de l'Art ancien et moderne. (source : Autographes 145, 2, 1122 et Autographes 145, 2, 1123)
« En "échange" du Répertoire d’Art et d’Archéologie, que j’ai régulièrement reçu, je vous envoie ma thèse sur Quatremère de Quincy et son Intervention dans les Arts pour la Bibl. Doucet. » (source : BINHA, Autographes 145, 2, 1125)
« C’est demain mercredi que commenceront, à l’Institut français de Madrid, sous la haute direction de M. Ernest Mérimée, professeur de langue et littérature espagnoles à l’Université de Toulouse, les cours publics et gratuits organisés chaque année, à la même époque, par la section toulousaine de l’Institut. Ces cours, qui sont accompagnés de conférences pratiques et de lectures commentées de textes français, n’ont pas d’autre ambition – ils l’ont heureusement remplie au cours de ces dernières années – que de permettre aux hommes cultivés des deux pays de se mieux connaître et de s’estimer chaque jour davantage. Parmi les professeurs éminents qui prendront cette année la parole à l’Institut, citons […] M. René Schneider, professeur à la Faculté des Lettres de Caen, qui étudiera le génie français d’après la culture du moyen âge » (source : Journal des débats politiques et littéraires. 26 avril 1916, p. 2)
« M. René Schneider, de la Faculté des Lettres de Caen, était chargé, cette année, de l’histoire de l’art. Il avait pris pour sujet : Le génie français d’après la sculpture du Moyen Âge, et il a réussi, non certes à faire oublier les belles conférences données l’an dernier par M. André Michel, mais à en renouveler le charme et l’intérêt, et ce n’est pas peu dire. Sa parfaite maîtrise du sujet, la clarté élégante de sa parole, le choix judicieux des exemples et son habileté à tirer des projections ce qu’elles peuvent et doivent donner (car il y a un art de la projection dont beaucoup ne se doutent point), tout cela attirait un public de plus en plus nombreux qui lui témoigna par sa sympathie attentive le plaisir et le profit qu’il trouvait à ses leçons. » (source : Mérimée, Ernest. « Les cours de Pâques à l’Institut français de Madrid en 1916 ». Bulletin Hispanique. tome 18, n° 3, 1916, p. 223-224)
(source : AN, 19800035/1302/50304)
« Le romantisme : la peinture […] le jeudi à 4 heures ½, amphithéâtre Richelieu » (source : La Chronique des arts et de la curiosité. 15 novembre 1920, p. 150)
« Pendant dix-huit ans il avait occupé à la Sorbonne la chaire d’histoire de l’art moderne, succédant en 1920 au regretté Emile Bertaux. […] Il fut un professeur admirable, non seulement par ses cours si documentés, sans cesse renouvelés, éveilleurs de vocations et de talents, mais par ses conversations, ses directions de travaux. Une longue suite de mémoires de diplômes d’études, de thèses de doctorat sont sortis de ces entretiens où il se livrait tout entier à ceux qui venaient lui demander conseil. […] Sur deux points encore il a été prophète. L’un des premiers dans son enseignement, il s’est attaché à remettre en lumière cette peinture italienne post-raphaélite injustement oubliée ; les Bolonais, le Caravage. Le premier peut-être il a publiquement attiré l’attention sur ces ‘‘Peintres de la Réalité’’, sur Georges de la Tour, qu’une récente exposition aux Tuileries devait révéler à la foule. Or tout cela les auditeurs de René Schneider le savaient depuis longtemps. » (source : Lavedan, Pierre. « René Schneider (1867-1938) ». Annales de l’Université de Paris. 1939, p. 110-111)
Formation :
études au lycée de Toulouse jusqu’à la rhétorique, puis au lycée Janson de Sailly à Paris ; bachelier ès lettres puis élève de l’École normale supérieure en 1888 ; licencié ès lettres en 1889 ; agrégé de lettres en 1891 ; docteur ès lettres en 1910 (source : Charle, Christophe. « 101. Schneider (René, Gabriel) ». Les Professeurs de la Faculté des Lettres de Paris : Dictionnaire biographique 1909-1939 : volume II. Paris : Publications de l’Institut national de recherche pédagogique, 1986, p. 198)
Prix et distinctions :
Officier de l’Instruction publique le 14 juillet 1904 (source : AN, 19800035/1302/50304)
Prix de l’Académie française pour son livre L’Ombrie en 1905 (source : La Dépêche. 18 juin 1905, p. 4)
Chevalier de la Légion d’honneur par décret du 12 octobre 1921 rendu sur le rapport du Ministre de l’Instruction publique des beaux arts (source : AN, 19800035/1302/50304)
René Schneider et Henry Lemonnier sont membres de la Société d'histoire de l'art français. (source : Bulletin de la Société d'histoire de l'art français. 1912). Collaborateur aux Mélanges offerts à M. Henry Lemonnier, par la Société de l'histoire de l'art français, ses amis et ses élèves (source : Mélanges offerts à M. Henry Lemonnier, par la Société d'histoire de l'art français, ses amis et ses élèves. Paris : Édouard Champion, 1913, n.p.).
René Schneider est présentée par Antoine Héron de Villefosse et Eugène Lefèvre-Pontalis à la Société française d'archéologie lors de la séance du 26 juin 1908. (source : Bulletin Monumental. tome 72, 1908, p. 368)
René Schneider est présentée par Antoine Héron de Villefosse et Eugène Lefèvre-Pontalis à la Société française d'archéologie lors de la séance du 26 juin 1908. (source : Bulletin Monumental. tome 72, 1908, p. 368)
Gustave Fougères est parrain de René Schneider lors de son introduction comme Chevalier de la Légion d’honneur.
« Je choisis comme parrain mon collègue et ami, Mr Fougères (Gustave-Adolphe François) » (source : AN, 19800035/1302/50304)
Étienne Deville et René Schneider sont amis. (source : Autographes, 145, 2, 1122 et Autographes 145, 2, 1123)
René Schneider envoie à Jacques Doucet un exemplaire de sa thèse sur Quatremère de Quincy et son Intervention dans les Arts : « En "échange" du Répertoire d’Art et d’Archéologie, que j’ai régulièrement reçu, je vous envoie ma thèse sur Quatremère de Quincy et son Intervention dans les Arts pour la Bibl. Doucet. » (source : BINHA, Autographes 145, 2, 1125)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. Cinquième Année, [fascicule 22], 1914, Deuxième Trimestre. Paris : Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1919. 233 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. Cinquième Année, [fascicule 23], 1914-1919, Index alphabétique. Paris : Bibliothèque d'art et d'archéologie, 1921. 90 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 24], 1920. Paris : Jean Schemit, Libraire, 1921. 231 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 25], 1921. Paris : Jean Schemit, Libraire, 1922. 203 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 26], 1922, Paris : Librairie Ancienne Édouard Champion, 1923. 200 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 27], 1923, Paris : Librairie Ancienne Édouard Champion, 1924. 176 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 28], 1924, Paris : Librairie Ancienne Honoré Champion, 1925. 187 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 30], 1925 - Paris : Librairie Ancienne Honoré Champion, 1927. 239 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 31], 1926 Paris : Librairie Ancienne Honoré Champion, 1928. 262 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 32], 1927 - Paris : Éditions Albert Morancé, 1928. 294 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 33], 1928 - Paris : Éditions Albert Morancé, 1929. 321 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 34], 1929 - Paris : Éditions Albert Morancé, 1930. 366 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 35], 1930 - Paris : Éditions Albert Morancé, 1931. 377 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 36], 1931, Paris : Éditions Albert Morancé, 1932. 311 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 37], 1932, Paris : Éditions Albert Morancé, 1933. 316 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 38], 1933, Paris : Éditions Albert Morancé, 1934. 351 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 39], 1934, Paris : Éditions Albert Morancé, 1935. 330 p.)
professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [fascicule 40], 1935, Paris : Éditions Albert Morancé, 1936. 340 p.)
professeur honoraire d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres
(source : Répertoire d'art et d'archéologie. [Tome 41], 1936, Paris : Éditions Albert Morancé, 1937. 336 p.)
Notice validée le : 08/03/2006
Notice validée par : manceau (provient du Répertoire des Historiens d'art)
Bibliographie de : L'Esthétique classique chez Quatremère de Quincy (1805-1823), thèse... : Paris : Hachette, 1910, 171 p.
Therrien, pp. 282, 304, 307, 370, 512-513; Caso 1963, p. 152
Archives biographiques à chercher (BP 30/09/2000)
Fils d'officier ; fait ses études à Toulouse ; 1888 : entre à l'École normale supérieure ; 1891 : agrégation de lettres ; enseigne dans plusieurs lycées du sud de la France ; 1906 : professeur à la faculté de Caen ; 1920-1937 : professeur d'histoire de l'art moderne à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris et directeur de l'IAA.
Evénement / exposition
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Personne / Société savante
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Personne / Association loi 1901
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