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Martin-Sabon, Félix

Statut
Publiée
Contributeur
acreysse
Dernière modification
13/07/2026 10:03 (il y a 1 jour)
Type de personne
Type de personne : 
Noms
Nom : 
Martin-Sabon
Prénom : 
Félix
Sexe : 
Nationalité : 
Nom : 
F. M. S.
Qualificatif : 
Naissance et mort
Date de naissance : 
1846
Date de mort : 
1933
Adresses
Type d'adresse : 
Adresse : 

5 bis, rue Mansart

Code postal : 
75009
Ville : 
Commentaire Adresses : 

Adresse privée où Martin-Sabon conservait sa collection de clichés et d'épreuves photographiques qu'il ouvrait libéralement à tous.

Type d'adresse : 
Date de l'adresse : 
1884 / 1933
Adresse : 

22, rue du Prieuré

Code postal : 
95340
Ville : 
Commentaire Adresses : 

Maison et propriété comportant l'atelier de son épouse, Nathalie Martin-Sabon, peintre et dessinatrice, et un laboratoire photo. Nombreux éléments de décor produits par le couple qui y séjourne en été.

Professions / activités
Type de profession / activité : 
Commentaire Professions / activités : 

Fut ingénieur des Arts et Manufactures, entrepreneur puis exclusivement photographe archéologue. Signe ses épreuves de ses initiales "FMS".

Dans un prospectus publié au printemps 1905, Martin-Sabon récapitule ses expériences concernant la mise à disposition de ses clichés au public. L’homme part en campagne chaque année, enrichit continûment ses fonds, produit et diffuse des catalogues vite périmés, conserve chez lui les clichés et, pour consultation, un jeu épreuves classées par départements. Il reçoit dans son appartement de la rue Mansart quiconque veut les examiner et passer commande. Un prestataire extérieur, Pierson, photographe bien établi à qui sont ensuite apportés les clichés, les développe à un coût minime avant de les restituer à leur auteur.

Prospectus de 1905 : « Photographies Archéologiques de F. MARTIN-SABON - Note

Les personnes qui s’intéressent à mes travaux me demandent souvent comment on peut se procurer les épreuves de ma collection de Photographies archéologiques.

Bien que je n’aie jamais espéré une compensation aux dépenses que j’ai eu à faire depuis vingt ans pour faire mes relevés, j’ai dû chercher un mode de publication qui n’a pas été d’ailleurs facile à établir.

Au début, je donnais autant que je le pouvais des épreuves de mes clichés, dont je payais, naturellement, les tirages. Je fus bientôt, cela se conçoit, débordé par le nombre des demandes.

Je songeai, dès lors, il y a quinze ans de cela, à déposer mes clichés chez MM. Pierson, père et fils, maison vieille roche qui effectue depuis longtemps divers travaux photographiques, tirages, agrandissements, retouches, etc. On pouvait ainsi se procurer au prix de revient les épreuves de ma collection.

Dans la suite mes travaux furent publiés chez un éditeur qui vendait les épreuves tirées par lui aux prix de 0 fr. 75 et 1 fr. 25 pour les formats 13 x 18 et 21 x 27. Ces prix étaient élevés, et malgré cela insuffisants pour équilibrer les frais d’édition, de sorte qu’au bout de dix ans il fallut renoncer au système.

Aujourd’hui les choses sont simplifiées. Plus d’intermédiaire. Je prête en quelque sorte mes clichés. Je me mets à la disposition des chercheurs pour leur montrer chez moi les collections et les catalogues où l’on peut examiner à loisir les épreuves demandées. Il suffit pour cela de me fixer un rendez-vous. Le choix étant fait, les clichés sont portés par mes soins chez M. Et. Pierson, 41 rue Taitbout, lequel se charge comme jadis de tirer les épreuves. Les demandeurs payent simplement à M. Pierson pour les tirages et frais accessoires 0 fr. 50 par 13 x 18 et 1 franc par 21 x 27.

On peut de la sorte se procurer les épreuves neuves tirées avec le plus grand soin, et non des épreuves vieillies et plus ou moins altérées dans des albums d’édition, et comme le prix est moins élevé, il y a double avantage.

Tous les catalogues parus non épuisés sont renvoyés sans aucune rétribution aux personnes qui m’en font la demande. Le catalogue 1900 est épuisé. Un supplément contenant 1400 numéros de spécimens nouveaux vient d’être imprimé ; il porte la date de janvier 1905. Prochainement il sera dressé un résumé général des travaux faits jusqu’à ce jour, en attendant une refonte complète du catalogue et de son index alphabétique.

F. MARTIN-SABON, 5 bis rue Mansart, Paris, Mars 1905

N.B. – Pendant l’impression du catalogue 1905 une centaine de clichés ont été faits à Châteaudun et à Bonneval (Eure-et-Loir). D’autre part une centaine de clichés sont en ce moment relevés au département des faïences italiennes dans le Musée du Louvre. De la sorte la collection compte actuellement 7000 clichés ; Mai 1905. F. M-S. »

Plusieurs exemplaires de ce prospectus étaient en possession de Louis-Eugène Lefèvre, responsable du fonds photographique de la Bibliothèque d’art et d’archéologie, pour être remis aux lecteurs désireux d’obtenir pour eux-mêmes des tirages des photographies vues en Bibliothèque et indiquées comme provenant de Martin-Sabon (source : BINHA, Autographes 101,6,1).


Type de profession / activité : 
Lieu institution : 
Date d'activité : 
1909 / 1913
Commentaire Professions / activités : 

Martin-Sabon est un très important fournisseur de la Bibliothèque d'art et d'archéologie, mais à des conditions particulières, sans intentions de profit. Il met à disposition de la Bibliothèque sa collection personnelle de clichés comme il le ferait pour n'importe quel particulier qui voudrait obtenir des épreuves. La chose est convenue dès juin 1909, peu après que Louis-Eugène Lefèvre entre au service de Doucet pour constituer le répertoire archéologique. Le classement de la collection de Martin-Sabon est topographique et son jeu d’épreuves toujours susceptible de nouvelles intercalations. Sa correspondance avec Louis-Eugène Lefèvre (1909-1913) témoigne de commandes successives. Les lots demandés et livrés correspondent à un découpage départemental et comportent systématiquement plusieurs centaines d'épreuves. Les commandes sont étalées dans le temps parce qu’elles nécessitent l’examen systématique de toutes les reproductions chez Martin-Sabon et pour permettre à Pierson, qui développe les clichés, d’absorber la commande. La Bibliothèque peut ainsi réceptionner des lots homogènes de volume raisonnable, pointer les images et les classer avant la livraison suivante. En 1912 et 1913, il n’est plus question que des photographies récemment faites. Elle sont encore non cartonnées, Martin-Sabon peut donc les apporter lui-même à la Bibliothèque pour les soumettre à Lefèvre (source : BINHA, Autographes 101,6 et BINHA, ARCHBIB/23/1/8 ; cf. infra Lefèvre pour leur édition intégrale).

Liens entre personnes
Type de lien horizontal : 
Commentaire Liens entre personnes : 

Martin-Sabon et Louis-Eugène Lefèvre, responsable du fonds photographique de la Bibliothèque Doucet, se fréquentent régulièrement ; le premier recevant le second chez lui, 5 bis rue Mansart à Paris, pour qu’il puisse sélectionner les clichés à tirer. Chaque visite donne lieu à des commandes de plusieurs centaines de reproductions. Martin-Sabon montre une extrême obligeance : se rend disponible, le retient à déjeuner, lui fait gracieusement quelques tirages pour ses recherches personnelles, se déplace parfois lui-même à la Bibliothèque pour lui présenter le résultat de ses nouvelles moissons photographiques (19 lettres de Martin-Sabon ; la première probablement à René-Jean, conservateur ; les autres à Louis-Eugène Lefèvre lui-même) :

Lettre du 2 juin 1909 (Martin-Sabon à un supérieur de Lefèvre) : « Cher Monsieur, / Mr. E. Lefèvre n’a-t-il pas préparé une liste d’épreuves à tirer des clichés de ma collection, liste qui devait m’être communiquée incessamment. / Je dois vous prévenir que je vais bientôt partir à la campagne dans quelques jours, après un voyage à Calais où je dois faire une conférence, et je serais bien aise de donner chez Pierson avant mon départ les clichés nécessaires. / Ces épreuves ne seraient livrées d’ailleurs à la bibliothèque Doucet qu’à l’époque fixée par vous, comme elles pourraient être aussi livrées, si vous le désirez, dans un délai aussi court que possible. / À la rentrée, en novembre, on peut bien encore faire des tirages, assurément, mais le travail est plus pénible par défaut de lumière, de sorte qu’il serait préférable de prendre maintenant les dispositions voulues. / D’autre part, une fois fermées les portes de la rue Mansart [son propre appartement où sont ses photographies], il est sensiblement plus difficile pour moi de faire le choix des clichés et de les porter chez Pierson, ce qui fait que je serai bien aise de régler la chose avant mon départ. / Veuillez bien cher Monsieur transmettre à M. Doucet et agréer pour vous l’expression de mes sentiments les plus dévoués. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,2).

Lettre du 7 juin 1909 : « Cher Monsieur, / Prenez tout votre temps je vous en prie pour établir vos demandes de tirages. Ce que j’en dis, c’est pour, avant mon départ pour la campagne, pour le Nord, ou pour l’Est, donner chez Pierson tous les tirages voulus à faire à leur temps pendant l’été. / Il vaut mieux établir tout à votre aise les numéros désirés. Il va sans dire que je suis à votre entière disposition pendant une huitaine rue Mansart, pour vous aider dans vos recherches, car j’ai chez moi un exemplaire de toutes mes épreuves classées géographiquement. / Le classement par style est dans nos puissants cerveaux. / Et puis, je n’y avais pas pensé, les tirages pour la Bibliothèque de M. J. Doucet se font, parce que « bromure brillant », en toute saison. / Ne vous mettez donc pas en peine de scinder. Pierson prendra la commande quand elle sera prête, dans son intégralité. / Veuillez bien agréer cher Monsieur la cordiale assurance de mes sentiments entièrement dévoués. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,2).

Lettre du 11 décembre 1909 : « Bien cher Monsieur, / Je suis tout à votre entière disposition. Les recherches les plus utiles pouvant se faire chez moi quand je suis à Paris, c’est-à-dire l’hiver, de novembre à juin. / Puisque vous me demandez mon jour et mon heure, je vous réponds ; lundi à partir de 2 heures me convient fort bien, ou en sautant par-dessus mardi, mercredi à partir de 2 heures me conviendra également. / Nous compléterons facilement vos lacunes, j’en suis convaincu, mes petits cartons étant tout disposés à s’ouvrir et à vous donner tous les renseignements dont vous aurez besoin. / De toute sympathie votre bien sincèrement dévoué / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,3).

Lettre du 2 mars 1910 : « Cher Monsieur, / La commande numérotée 4 pour la bibliothèque J. Doucet est en cours d’exécution chez Pierson. / Quant aux numéros que vous n’avez indiqués pour vos tirages personnels, 3004, 2518 et 1877, ils ont éprouvé un léger retard parce que j’ai cherché pendant longtemps un cliché 1877 qui n’existe plus. / Je ne pourrai donc faire tirer que 3004 et 2518 qui vous seront envoyés rue Paul Delaroche [à Étampes]. / Je suis toujours à votre entière disposition pour vous assister dans les recherches que vous désirez faire encore rue Mansart et en attendant le plaisir de vous voir je vous prie d’agréer l’expression de ma sympathie et de mes sentiments les plus dévoués / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,3).

Lettre du 2 avril 1910 : « Cher Monsieur, / J’ai reçu la demande que vous avez bien voulu établir pour la B. J. D. de faire tirer à la suite 232 nouvelles épreuves : mais je n’ai pas les numéros de ces épreuves. Pour les recueillir, ces numéros, il faudra que vous me prêtiez votre cahier pendant quelques instants. / Je pourrai faire le relevé nécessaire quand vous viendrez continuer votre examen des cartons et je suis toujours à votre entière disposition à partir de lundi, oui. / Mes sentiments bien sympathiques et devoirs vous sont assurés. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,3).

Lettre du 5 mai 1910 : « Cher Monsieur, / Pierson termine en ce moment la commande Bibliothèque Doucet n° 5 relative aux départements compris, alphabétiquement entre Ille et Vilaine et Nièvre inclusivement, à laquelle j’ai fait joindre sous le numéro 6 la collection supplémentaire de l’Eure et la série Trocadéro. Environ 240 sujets pour la première série et 210 pour la seconde soit au total 450 épreuves que Pierson livrera dans les premiers jours de la semaine prochaine. / J’ai préparé une autre commande n° 7 relative au département de l’Aisne qui comporte 910 sujets après un léger affaissement du nombre de vos relevés pour diverses petites raisons matérielles qui s’expliquent au pointage après exécution et livraison. / Je pense me remettre à votre disposition pour continuer les relevés de Seine et Oise et terminer si nous le pouvons dans le courant de mai, le dépouillement des épreuves F.M.S. [initiales de Félix Martin-Sabon parlant de son propre fonds]. / Dès maintenant, à la vitesse de 500 épreuves par mois, Pierson a de la besogne pour une grande partie de l’été. / J’attends donc votre signal et vous présente l’expression bien sympathique de mes plus dévoués sentiments. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,3).

Lettre du 20 mai 1910 : « Cher Monsieur, / Je ne sais comment se sont glissées les petites erreurs que vous me signalez. Je vais signaler à Pierson la différence qu’il devra faire sur sa facture qu’il réduira à 248 fr. 50 comme vous l’indiquez. / C’est à Pierson que les factures sont dues et soldées mais non à moi. Mais c’est bien moi qui paierai à Pierson la différence : car je suis grand coupable vis-à-vis de vous et vis-à-vis de lui de l’erreur en question. / Quant aux trois épreuves, ne vous mettez pas en peine de me les rendre, je vous en prie, ce serait humiliant pour moi. Obligez-moi de les accepter sans les payer, bien entendu. D’autre part je vais faire tirer pour vous, car c’est pour vous personnellement, n’est-ce pas, les épreuves 9346 et 9349 que vous voulez bien me demander. / Maintenant, pour la bonne règle, je vous serai bien reconnaissant de me donner pour Pierson l’ordre relatif à la commande n° 7, Oise comprenant 910 sujets en deux séries que Pierson livrera vers fin Juin ensuite vers Juillet. Les clichés sont chez lui mais n’est-il pas de la plus vulgaire correction qu’il ne commence le tirage que sur votre ordre régulier ? / Avant mon départ, j’ai préparé la commande n° 8 Orne Puy de Dôme Sarthe 562 sujets et aussi la commande n° 9 Seine et Marne 589 sujets. Ne pourriez-vous pas dès maintenant les approuver toutes, avec condition d’étager les livraisons jusqu’à la fin Octobre j’imagine, car le bloc de 2061 épreuves divisé par cinq mois donnerait un peu plus de 400 épreuves par mois. / En novembre à la rentrée on terminerait Seine et Oise, car je crains comme vous de ne pouvoir terminer Seine et Oise maintenant et avant mon départ qui est très proche. / Veuillez bien agréer Cher Monsieur l’expression de mes meilleurs et plus dévoués sentiments. / F. Martin S. » (source : BINHA, ARCHBIB/23/1/8).

Lettre du 12 août 1910 : « Cher Monsieur, / Votre lettre du 5 août n’est arrivée qu’hier [à Ronquerolles]. Je vous réponds donc avec le plus grand empressement possible. Je ne peux pas moins faire d’ailleurs parce que votre lettre ne tend rien moins qu’à gonfler mon orgueil, déjà notable, en attribuant à mes travaux une attention et un groupe de fiches qui m’honorent considérablement. / Catalogues ? Je viens d’en faire imprimer un supplément 1910. Vous l’aurez certainement entre les mains ; vous avez assurément aussi le précédent, 1907, qui comprend un 1905. / Le premier, qui précède 1910, 1907-1905, contient un recueil 1897-1899-1900. Ce cahier 1900 est épuisé. Combien je regrette de ne pouvoir vous en donner un. Mais il est à la bibliothèque du Trocadéro, à celle de l’Union des arts décoratifs, à celle de l’École des Chartes. Il existe aussi dans la bibliothèque Doucet où je suis allé le porter l’an dernier et remis à l’ami René-Jean en présence du patron lui-même, l’honorable bibliophile J. Doucet. / Quant à refaire un catalogue général, puis-je y songer ? Il coûterait le prix d’une petite auto, et si j’avais une petite auto, j’irais partout et en mille autres lieux pour compléter mes collections. / Hélas ! / Cette année d’ailleurs, le temps est bien peu favorable. Nous avons eu d’ailleurs, mon épouse et moi des bobos bien malencontreux, qui au pied, qui aux mains, nous obligeant à un repos relatif, résultat peut-être d’une crise de paresse flemmoïdale pour le moins déplorable. / Économique en tous cas, parce que la photo coûte bien cher et ne donne pas de bien gros revenus ; Le solde est annuellement en déficit lamentable, purée noire !... / Notre-Dame du Thil par Beauvais / 1035, tour crénelée restaurée / 1034, entrée d’abbaye, de ferme actuellement, une grande et une petite porte, accolées, type assez fréquent. Abbaye – ancienne ? – de Saint Lucien. / Sympathiques et vives cordialités de votre bien dévoué. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,4).

Carte lettre [10 février 1911] : « Oui, cher Monsieur, samedi, jusqu’à 4 h ½ parce que j’ai un rendez-vous en ville à 5 h. / Pas demain me va. Parce que je copie des numéros en masse et je n’aurai pas fini Seine et Oise demain. Mais samedi j’espère bien avoir fini le relevé et faire utilement la revue des séries avec vous. La chose ira vite étant données les notes prises au fur et à mesure de la copie. Votre bien cordialement dévoué. / F. Marin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 8 avril 1911 : « Cher Monsieur, / Dans la semaine prochaine quelques jours de mon emploi du temps sont pris ; mais il reste disponible lundi, vendredi et samedi. / Pour commencer, donc, je vous propose lundi, dès le matin 9 h si vous voulez jusqu’au soir ; cela vous mènerait à partager notre déjeuner de travailleurs : on chauffera pour le mieux la salle à manger et vous aurez une briquette – chaude – sous les pieds. / Si vous ne pouvez pas venir dès le matin, vous pourriez toujours arriver à midi et le déjeuner ferait gagner du temps pour l’après-midi. / On essaierait de la sorte l’achèvement de l’examen photographique. Il reste à voir une dizaine de cartons où se trouve moitié la campagne 1909 et environ 300 épreuves moitié de la campagne 1910. / Les clichés seraient remis de suite à Pierson qui commencerait les tirages avant mon voyage pascal à Ronquerolles du 20 au 30. À bientôt donc et cordiale poignée de mains. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 17 avril 1911 : « Cher Monsieur, / Avant de partir pour la campagne je donne à Pierson une commande Seine Inférieure (356 clichés) et une concernant Yonne (237 clichés) lesquelles vous seront livrées en bon ordre et tous séparément pour faciliter vos classements. / Je saute pour l’instant par-dessus la commande Somme parce qu’elle est à compléter par l’examen d’un dossier Abbeville rendu important dans ma campagne 1909. Cet examen pourra être fait après mon retour, dès le 1er mai. / Je donne aussi à tirer les quelques épreuves que vous avez demandé pour votre dossier personnel. / Je ne donne pas toutefois le cliché MH N° 10178 pour dix-sept raisons principales. / Quoi qu’il en soit Pierson aura une bonne besogne en attendant la nouvelle commande que vous pouvez établir dans le mois de mai. / Je file donc à la campagne et aussi à Soissons où je me propose de faire assez largement la ville et si possible les environs, Braine par exemple. / À bientôt, cher Monsieur et bien cordialement dévoué. / F. Martin S. / Je vous fais remettre vos deux cahiers [où Lefèvre avait noté les numéros des clichés commandés]. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 7 mai 1911 : « Ne vous semble-t-il pas cher Monsieur qu’il serait utile de continuer le tirage des épreuves destinées à la Bibliothèque J. B., afin de préparer à Pierson pour l’été la besogne qui lui reste à faire concernant la collection F.M.S [Félix Martin-Sabon]. / Je suis donc à votre entière disposition. J’ai quelques excursions à faire dans le courant du mois. Je viens d’en effectuer une à Soissons et à Braine ces derniers jours. J’ai relevé une centaine de sujets à valoir sur le congrès archéologique prochain. / Je réglerai mes sorties en raison du jour ou des jours que vous voudrez bien consacrer à vos examens, et j’attends votre signal. / Et vous présente mes plus cordiaux salamalechs. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 27 mai 1911 : « Cher Monsieur, / Je ne comprends pas cette erreur persistante de ma part touchant cette épreuve 827 façade d’église. J’ai ici un 827 exactement intitulé dais d’ancien retable. Si vous pouvez mettre de côté cette épreuve 827, inutile, elle me servira à pister [?] le loup. / Quant aux 326 et 328 demandés et non livrés je les retrouve ici à leurs places. Je vais les en extraire et les faire tirer de suite chez Pierson. / Je pense que Pierson a dû tirer vos épreuves personnelles. Il les tirera en tout cas, exactement, j’y ai porté spécialement mon attention. / Toutes mes cordialités bien dévouées. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 10 juin 1911 : « Cher Monsieur, / Effaré, ému, Pierson me fait passer votre lettre et me demande de vous faire réponse. / 1° Pierson est moralement sûr de ne pas s’être trompé dans son compte d’épreuves. Il ne vous aurait livrer que 235 épreuves et non 245. Donc, intègre. / 2° Les deux épreuves par contre qui vous ont été envoyées, et que vous avez déjà ne sont-elles pas les épreuves 326 et 328 que vous m’avez réclamées comme vous manquant dans votre lettre du 25 mai dernier ? Je me suis pressé de les faire tirer. Ce sont celles-là que Pierson facture. / Mais qu’à cela ne tienne. Si cela doit faire le moindre effet défavorable ne vous tourmentez en aucune façon je les prendrai pour mon compte et Pierson les supprimera de sa facture. / 3° Soyez bien gentil et regardez si vous n’avez pas dans quelque coin les 8 épreuves que vous croyez absentes de 8505 à 8512. Saint-Père sous Vezelay. L’opérateur de Pierson se rappelle mathématiquement les avoir tirées – et livrées. / Si donc Pierson tire à nouveau de 8505 à 8512, vous les aurez sûrement en double. Faut pas. / Vous serez donc bien aimable de revérifier et Pierson refera sa facture comme vous le voulez. / Je pars mardi pour Ronquerolles Seine et Oise par Chambly (Oise) et trois jours après pour Reims Marne Congrès archéologique 1911. / Mes plus dévouées cordialités. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,5).

Lettre du 21 mai 1912 : « Cher Monsieur, / Ma petite campagne 1911 est classée en épreuves non collées, assez facile à parcourir néanmoins. Je me propose d’aller vous la soumettre à votre Bibliothèque au jour et à l’heure qui vous agréeront. / Je vous laisserai ces épreuves pour le temps que vous jugerez nécessaire à leur examen pour fixer votre choix. Je me risque néanmoins à vous demander de faire cet examen avant la fin de ce mois, devant partir au commencement du mois prochain pour Amiens, pour Poitiers, pour les Congrès Archéologiques et finalement pour Ronquerolles. / Et avant tous ces déplacements je pourrais établir la commande pour Pierson qui l’exécutera pendant l’été au grès de vos convenances et de vos instructions. / Veuillez bien agréer Cher Monsieur l’expression de mes plus sympathiques et plus dévoués sentiments. F. Martin S. » (source : BINHA, ARCHBIB/23/1/8).

Lettre du 3 juin 1912 : « Cher Monsieur, / Je crains bien d’avoir mal adressé la lettre que je vous ai écrite il y a une douzaine de jours, conséquemment, lettre que vous n’aurez pas reçue. / Je vous proposais la communication de ma campagne photographique 1911 afin que vous puissiez choisir les épreuves qui pourraient convenir à la Bibliothèque J. D. / Ce choix étant fait, les clichés de la dite campagne étant tous en ce moment chez Pierson, celui-ci serait à même de les tirer pendant la période estivale, et les livrerait à votre bibliothèque à l’époque qui vous conviendrait. / D’un autre côté je suis bien près de mon départ à la campagne, et je ne sais si j’aurai le temps d’établir cette commande avant mon départ, ce qui repousserait le choix en question à la rentrée. / Quoi qu’il en soit, je ferai ce qui vous conviendra et je me tiens à votre disposition. / J’aime à penser que vous êtes en bonne santé et en attendant le plaisir d’avoir de vos nouvelles, je vous présente mes meilleurs cordialités et l’assurance de mon entier dévouement. / F. Martin S. » (source : BINHA, ARCHBIB/23/1/8).

Lettre du 6 juin 1912 : « Cher Monsieur Lefèvre, / C’est entendu, à la rentrée s’il y a lieu, à votre entière convenance je vous communiquerai le dossier de ma campagne 1911, qui sera peut-être aggravé de la campagne 1912. / La vente [de la collection] Doucet paraît très bien marcher, comme de raison et si les ressources sont appliquées à la Bibliothèque, tout le monde ne peut que s’en réjouir. / Mes meilleures cordialité. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,6).

Lettre du 27 octobre 1912 : « Cher Monsieur Lefèvre, / Nous voilà rentrés dans la capitale. Je prends donc la suite de votre aimable lettre de juin dernier et je me tiens à votre disposition pour vous présenter ma campagne 1911 classée en épreuves non collées formant un paquet des plus faciles à transporter et que je vous porterai quand vous voudrez, si vous êtes disposé à y jeter un coup d’œil pour en demander un tirage à Pierson. / De ce mode opératoire je pourrais recueillir un avantage : après votre examen, je pourrais procéder au montage sur cartes de mes épreuves : elles seraient dès lors moins faciles à mobiliser. Voilà pourquoi je préfère vous les confier avant ce montage. / Je rapporte du Congrès archéologique d’Angoulême d’une part, d’un petit Congrès archéologique à Dijon et à Beaune d’autre part, environ 500 clichés qui comblent de grandes lacunes dans mes petites collections. Les clichés feront l’objet de nouveaux tirages que je pourrai vous soumettre l’année prochaine ou même vers avril ou mai 1913. / À bientôt donc et ma main dans la vôtre bien cordialement. / F. Martin S. » (source : BINHA, Autographes 101,6,6).

Lettre du 6 novembre 1913 : « Cher Monsieur, Dois-je comme l’année dernière vous porter en communication les travaux photographiques que j’ai commis dans le courant de l’année 1912 afin que vous puissiez choisir les épreuves qui pourraient convenir à la Bibliothèque de la rue Spontini ? / Je suis à votre entière disposition et je vous serre cordialement la main. F. Martin S. » (source : BINHA, ARCHBIB/23/1/8).

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Martin-Sabon est un très important fournisseur de la Bibliothèque d'art et d'archéologie, mais à des conditions particulières, sans intentions de profit. Il met à disposition de la Bibliothèque sa collection personnelle de clichés comme il le ferait pour n'importe quel particulier qui voudrait obtenir des épreuves. La chose est convenue dès juin 1909, peu après que Louis-Eugène Lefèvre entre au service de Doucet pour constituer le répertoire archéologique. Le classement de la collection de Martin-Sabon est topographique et son jeu d’épreuves toujours susceptible de nouvelles intercalations. Sa correspondance avec Louis-Eugène Lefèvre (1909-1913) témoigne de commandes successives. Les lots demandés et livrés correspondent à un découpage départemental et comportent systématiquement plusieurs centaines d'épreuves. Les commandes sont étalées dans le temps parce qu’elles nécessitent l’examen systématique de toutes les reproductions chez Martin-Sabon et pour permettre à Pierson, qui développe les clichés, d’absorber la commande. La Bibliothèque peut ainsi réceptionner des lots homogènes de volume raisonnable, pointer les images et les classer avant la livraison suivante. En 1912 et 1913, il n’est plus question que des photographies récemment faites. Elle sont encore non cartonnées, Martin-Sabon peut donc les apporter lui-même à la Bibliothèque pour les soumettre à Lefèvre (source : BINHA, Autographes 101,6 et BINHA, ARCHBIB/23/1/8 ; cf. infra Lefèvre pour leur édition intégrale).

Bibliographies / archives
Commentaire Bibliographies / archives : 

p. 176-178

Sources en ligne
Référence de notice : 
13576873
Date de consultation : 
06/12/2013
Référence de notice : 
Notice au nom du photographe
Date de consultation : 
10/01/2014
Date de consultation : 
06/12/2024
Commentaire Sources en ligne : 

Recherche dans Calames : [Mot(s) clé(s) = Martin-Sabon] et [Bibliothèque(s) = PARIS. INHA].

Source
Institut national d'histoire de l'art (France)
Licence
Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Commentaire interne

Pascal Schandel : édition intégrale et analyse de la correspondance adressée à Louis-Eugène Lefèvre et du prospectus de 1905.

Rédacteur
Arnaud Creyssels, Pascal Schandel