Le retour d'Agamemnon
cheminées peintes
Le retour d'Agamemnon
La Galerie d'Ulysse comportait cinq cheminées, dont quatre se trouvaient sur le mur sud de la galerie, la première dans le vestibule Est, puis trois respectivement dans les travées IV, VIII et XII.
Le titre cité ci-dessus correspond à des descriptions de la cheminée de la travée IV.
Les copies connues de trois de ces trumeaux de cheminées sont identifiables comme tels par leur format vertical (Béguin, Guillaume et Roy, 1985, p.52). Le décor des cheminées n'est intervenu qu'après l'exécution des grands « tableaux » des parois et on s'est demandé si les deux cheminées des extrémités - celle du mur Ouest de la galerie et celle de l'extrémité Est du mur Sud - n' étaient pas exécutées en stuc (peint ou doré ), ce qui expliquerait que l'on n'en connaisse aucune description (Béguin, Guillaume et Roy, 1985, p. 329-334). Peut-être faut-il mettre en relation avec ces cheminées des deux extrémités de la galerie les sujets de Flore et Cérès, Bacchus et Saturne que décrit Dan (1642, p. 117) et auxquels correspondent peut-être trois dessins de Flore, Bacchus et Cérès d'après Primatice (Louvre inv. 8531, 8532 et Bnf).
Œuvres perdues lors de la destruction de la Galerie d'Ulysse en 1738.
Les « tableaux » évoqués par les sources sont en réalité des scènes peintes à fresque mais avec des encadrements qui en font des tableaux feints.
selon les directives de Primatice
Le paiement est postérieur à juillet 1559 et antérieur à 1570, il s'agit certainement d'une intervention de 1559-1560.
Le marché précise que Primatice sous-traite à Nicolò le décor de ces cinq cheminées.
p. 25-29 a fait remarquer que le format en hauteur de cette scène correspondait à une cheminée et en a donc conclu qu'il s'agissait, vu la place dans la narration, de la première des scènes de cheminée, donc dans la travée IV. Cette remarque a aussi permis de dater cette invention de 1559-60, date du paiement fait à Nicolò pour la peinture des cheminées.
p. 47 et note 11, 214-215 ; 232-233; 248-249 ; p. 329.
p. 244 : « marché de peinture par Nicolò dell'Abate envers Primatice en présence de François Sannat contrôleur, pour peindre en la galerie du chasteau et basse-cour "des frises de grotesques" sous les tableaux et dans les embrasements des fenêtres ; peindre aussi de trophées et de grotesque onze desdites fenêtres ; faire cinq tableaux sur les cinq cheminées de la galerie en achevant l'extrémité du côté du logis du cardinal de Lorraine en y peignant les histoires que lui commandera Primatice ».