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Statut
Publiée
Contributeur
vnestoro
Dernière modification
20/02/2026 08:52 (il y a 13 jours)
Commentaire Type d'œuvre

cheminée peinte

Titres
Titre : 

Cheminée d'Abigaïl implorant la clémence de David

Localisations
Commentaire Lieu de conservation : 

pavillon sud-ouest, 1er étage

Commentaires descriptifs
Commentaire descriptif : 

Le thème d'Abigaïl et de son exemplaire dévouement envers son époux Nabal (I, Rois, XXV), évoquent peut-être Madeleine de Savoie, épouse du connétable de Montmorency (cette pièce était sans doute sa chambre à coucher).

Le sujet avait autrefois été interprété comme « Coriolan chez les Volsques » (Chanoine Gallet, 1882).

Trois sujets annexes - qui restent à identifier - sont figurés en camaïeu roux, l'un en petit format carré sous la scène centrale, et les deux autres en médaillon au centre des deux jouées.

Restaurations
Commentaire Etat de Restauration : 
Certaines cheminées sont déjà restaurées ou « rafraichies » du temps des Condé. Les cheminées ont ensuite été recouvertes de plâtre ou de badigeon. Dégagées en partie au début des années 1840 (par un concierge du château), de nouveaux dégagements ont lieu en partie entre 1851-1852 sous la direction de l’architecte Alphonse Lejeune. Au classement du château en 1862, on dénombre alors 10 cheminées dégagées de leurs badigeons. Elles sont dissimulées de nouveau par un coffrage en bois en 1864. Sondages, dégagements et nettoyages ont lieu à partir de 1960 par le service des Monuments historiques (on découvre les deux dernières cheminées de l’ensemble). Elle son remises au jour dans les années 1970 dans un état très dégradé.
Cheminée d'Abigaïl restaurée en 1973-1977 par la maison Malesset-Genovesio, puis en 1989-1992 par I. Dangas.
Date Restauration : 
1985
Commentaire Restaurations : 

Les cheminées ont été restaurées à plusieurs reprises. On joint ici une photo avant les restaurations liées à l'aménagement du Musée de la renaissance dans le château: cliché datant de 1971. Les autres clichés sont postérieurs aux restaurations (2024).

Matérialité
Matériau : 
Technique : 
Commentaire Matérialité : 

Peinture à l'huile sur enduit sec.

Dimensions
Hauteur : 
3,4
Largeur : 
2,6
Unité de mesure : 
Représentations
Indexation Garnier-SMF : 
Créations / exécutions
Personne liée à l'oeuvre : 
Rôle : 
Commentaire Rôle : 

« Une attribution à Dumonstier des peintures d'au moins cinq des cheminées du château d'Ecouen s'accorde bien avec les observations formulées jusqu'à présent par les historiens de l'art à propos de leur style : la plupart ont en effet signalé leur filiation avec les décors de Fontainebleau, pointé l'influence de Rosso Fiorentino qui faisait jour et supposé que l'exécution était française plutôt qu'italienne ».

En l'occurrence , la scène d'Abigaïl implorant David n'est pas la plus concernée par cette remarque, mais plutôt ses figures d'encadrement.

Type de date : 
Date de création : 
Vers 1550 / 1560
Lieu de création : 
Commentaire Lieu de création : 

L'auteur remarque qu'un autre artiste d'origine rouennaise, Jean Goujon, avaient déjà travaillé pour Ecouen : « la "nation normande" contribua donc en nombre au premier chantier du château. En fût-il de même autour d'Abaquesne lors du deuxième ? Et Dumonstier était-il de la partie ? La question s'impose au vu du style des peintures de plusieurs cheminées du château ».

Rôle : 
Commentaire Rôle : 

Béguin (1995, p.73) suggère qu’un seul artiste (ayant une connaissance fine des décors de Fontainebleau, de Rosso, de Cousin et de Goujon), a conçu les décors des cheminées d’Ecouen, en déléguant l’exécution à d’autres peintres. Comme piste de recherche, elle propose : Michel Rochetel (dont on ne connaît pas l’activité après 1552), Antoine Caron jeune (mais alors comme simple exécutant), Charles Dorigny (qui meurt en 1551, peut-être au cours des travaux, et serait peut-être l’auteur des cheminées de Salomon et la reine de Saba, de la Chasse d’Esaü, et de Saül dépeçant ses bœufs). Des documents indiquent la présence dans les années 1560 du peintre Jacques Patin (mais qui ne peut donc être l’auteur des cheminées, peintes dans les années 1550) et qui a peut-être travaillé aux frises peintes en 1564 (Gustave Mâcon, « Trois quittances de Jacques Patin (1564) », dans Archives de l’Art français, t.II, 1908, p.258-259), idée réfutée par Magali Bélime (1999).

Au XVIIe siècle, les archives du château conservaient également une copie du testament de « feu Me Bonaventure Navard, peintre, décédé à Ecouen », dont les biens sont saisis (faute d’héritiers) en 1560. Un état des dépenses en date du 13 mai 1561 mentionne un paiement au « painctre d’Escouen », sans donner de nom.

Type de date : 
Date de création : 
Vers 1550
Période de création : 
Lieu de création : 
Commentaire Lieu de création : 

château, cheminées

Historiques de collection
Statut de la propriété : 
Protections
Type de protection MH : 
Date de protection MH : 
18 juillet 2007
Bibliographies / archives
Commentaire Bibliographies / archives : 

p. 25, comme « Coriolan chez les Volsques ».

Commentaire Bibliographies / archives : 

p. 138, comme « Coriolan chez les Volsques ».

Commentaire Bibliographies / archives : 

vol. II, p. 53-54, comme « Jean Cousin ».

Source
Institut national d'histoire de l'art (France) / Musée du Louvre (Paris)
Licence
Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Rédacteur
Vladimir Nestorov ; mise à jour C. Scailliérez, 2025