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Vente Paravey 1879

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idecise
Dernière modification
11/10/2022 07:00 (il y a plus d’un an)
Type d'événement
Intitulés
Intitulé : 
Vente Paravey 1879
Date événement : 
26 février 1879 - 1 mars 1879
Localisation : 
Commentaire Intitulés : 

Lugt n° 39003


Charles André Joseph Paravey est mort en 1877. Il était veuf, son épouse étant décédée en 1871. Il lègue sa collection, selon son testament rédigé le 2 juin 1877, à ses deux enfants.


La vente Paravey est l'une des principales ventes d'antiquités de la seconde moitié du XIXe siècle, pas tant pour le nombre des objets ou leur qualité, bien que certaines pièces soient de très haut vol, mais en raison de la participation de Charles André Joseph Paravey à toutes les principales ventes des années 1830-1860 (Durand, Beugnot, Roger, Canino, Révil, Raoul-Rochette, Pourtalès, de Nolivos,Napoléon, Féjervary-Pilsky, Janzé, Raifé, Castellani, Piot) et du soin méticuleux du rédacteur du catalogue, Jean de Witte, de reporter les mentions de ces collections d'origines sur les notices détailles, où il recopie bien souvent ses propres écrits.


Le catalogue de la vente est donc une précieuse source d'information, d'autant qu'il est précédé d'un long avertissement de Jean de Witte dans lequel il reprend le paragraphe sur les Tanagra qu'il avait composé pour la vente Toulmouche de 1877, et du discours nécrologique de Louis-Marie Quicherat, ami de Paravey, qu'il avait prononcé lors de ses obsèques deux ans plus tôt. La vente est aussi connue par un procès-verbal, conservé aux archives de Paris.


La vente est donc effectuée au profit d'Elisabeth Emilie Henriette Paravey, épouse d'Auguste Gabriel Maurice Raynaud, demeurant au 44 rue des petites écuries à Paris, le domicile familial, et de Pierre François Charles Paravey, alors domicilié au 9, rue des chalets à Toulouse. Il est absent lors de la vente, mais représenté par un clerc de notaire, Edouard Adolphe Chabouché. Sa soeur est accompagnée de son mari et de son notaire, Gustave Robin.


La vente est organisée par Charles Pillet et Paul Rain, commissaires-priseurs, par le biais de son employé et mandataire, Edmond Jeunet, rédacteur du procès-verbal (domicilié au 10, rue Grange-Batelière, Paris, comme Pillet). L'expertise est effectuée par Rollin et Feuardent.


Les œuvres sont transportées le samedi 22 février depuis le 44 de la rue des petites écuries jusqu'à l'hôtel Drouot, par Rollin et Feuardent et trois "hommes de peine", ou manutentionnaires, Georges Rait (21 rue Rodier, Paris), Jean François Ramus (39 rue Caumartin, Paris), et Henri Mattel (Rue Steinkerque, Paris). Le 23 février, les œuvres sont disposées dans les vitrines de la salle n°3, accompagné des "arrangements, classement, numérotage" des objets. Le procès verbal de ce jour montre les signatures d'Elisabeth Paravey, qui assiste en personne à cette organisation, avec son mari, aux côté de tous les autres acteurs.


La vente ouvre le mercredi 26 février par une première vacation dédiée aux objets antiques (PV n°1-149). Elle est poursuivie le lendemain (PV 150-302), avec seulement encore des antiquités. Le 28 février, la vente se poursuit avec un mélange d'antiquités et de quels objets divers (PV 303-336) et poursuivie par la ventes des monnaies et médailles (PV 338-451). La vente se termine par les dernières monnaies et médailles le samedi 1er mars.


La vente est close le 1er septembre 1879 avec la remise des sommes, divisée pour moitié entre chacun des enfants. Le résultat total est de 162 640 Francs ; après déductions des honoraires des commissaires-priseurs (8 730 F), des frais de publicité dans les journaux (la Liberté, la Chronique des Arts, le Journal des Arts : 183 F), le coût du procès-verbal (9,05 F), le transport des objets (50 F), les frais de vitrine de salle à Drouot (4510 F), les "gratifications d'usage" (200 F), et les honoraires des experts Rollin et Feuardent (9 498,55 F), le reliquat s'élève pour les héritiers à 143 923,55 F.



Nous n'avons pris en compte, pour le répertoire des ventes d'antiques, que les objets et non les monnaies et médailles. Nous avons inclus la totalité des pierres gravées, bien que de Witte indique que certaines sont d'une antiquité douteuse - il ne précise pas lesquelles. Nous avons évidemment laissé de côté les quelques objets médiévaux et Renaissance.


La vente est largement dominée par deux acteurs, le Louvre, représenté par son conservateur des antiquités, Ravaisson, et la firme Rollin et Feuardent. Parmi les adjudicataires, on voit le nom de célèbres collectionneurs, tels de Hirsch, Lecomte, Fichel, de marchands collectionneurs comme Piot, Charvet et Hoffmann, de marchands-experts comme George, d'artistes comme James Tissot, d'industriels-archéologues comme Bellon, de représentants de musées comme Müller pour Copenhague, et bien entendu de nombreux noms qui demeurent des inconnus à nos yeux. Le procès-verbal est relativement soigné, mais difficile à lire par endroit ; quelques lots n'ont pas de numéros de catalogue, et quelques numéros de catalogues n'apparaissent pas sur le PV. La lecture des noms est, dans quelques cas, un peu hasardeuse.

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