Le Jugement de Midas
Le Jugement de Midas
Sujet tiré des Métamorphoses d'Ovide.
L'invention de cette composition a été rapprochée de Primatice par Charles Sterling sur la base d'analogies de composition avec celles des embrasures de fenêtres de la Salle de Bal à Fontainebleau. D. Cordellier (2004) l'a située plus tôt dans la carrière de Primatice sur la base d'analogies avec un dessin de Primatice figurant le Supplice de Marsays (British Museum, 1946,0713.42) et plus globalement avec le style des compositions peintes de la Porte Dorée et de la Chambre de la Duchesse d'Etampes, et aussi en se fondant sur l'hypothèse que les deux sujets de Pan et de Marsyas, avaient été associés dans l'Appartement des Bains, dans la Salle de la Conférence (selon Dan, Trésor des Merveilles, 1642,p. 97-98).
En revanche, la facture du tableau n'est pas analogue à celle des rares peintures de la main de Primative actuellement conservées. D. Cordellier pense qu'il n'a pas été peint par un artiste d'origine italienne, mais plutôt par un Français ou un Flamand actif en France et cite de nombreux collaborateurs de Primatice dont les noms sont connus dans les comptes mais non reliés à des œuvres. Le Jugement de Midas pourrait revenir à l'un d'entre eux (Germain Musnier, Michel Rochetel, Gombart Fresnon, Guillaume Rondel, Guillaume Garnier, Pierre Harlin, Michel Rogemeont, Antoine du Chemin, Guillaume du Vau, par exemple...).
Probablement sur le marché de l'art américain.
A gauche Apollon joue de la lyre ; au centre le roi Midas désigne Pan qui vient de reposer sa flûte rustique dont il a préféré la musique. Apollon , de ce fait, transforme les grossières oreilles de Midas en oreilles d'âne.
La planche supérieure a été remplacée. D. Cordellier a avancé l'hypothèse que la planche originale présentait une échancrure au niveau d'un départ de poutre car la composition aurait pu faire partie d'un cycle destiné à constituer une frise continue sous plafond (Cordellier, 2004, p. 181).
Sterling (1955 : proche suiveur de Primatice), Cordellier (2004 : atelier de Primatice)
Georges de Monbrison, Château de Saint-Roch, Le Pin (Tarn-et-Garonne).
Vente Paris, Galerie Georges Petit, 13 mai 1904, n° 1 (« Nicolò dell'Abate »).
Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 14 juin 1954, n° 52 (« Attribué à Nicolò dell'Abate »).
New York, Galerie Wildenstein, 1959.
Vente Sotheby's, New York, 6 juin 2012, n° 12 (« Atelier de Primatice »).
n° 102 (notice de Charles Sterling, « Primatice »).
p. 181-183, n°66 ( notice de D. Cordellier, « atelier de Primatice »).