Artémise s'apprêtant à boire les cendres du roi Mausole
Artémise s'apprêtant à boire les cendres du roi Mausole
Hypothèse avancée par Cécile Scailliérez (dossier d'œuvre, département des Peintures).
Pandore
Titre traditionnel (1898) ; mis en doute par Dominique Cordellier (2004) et par Anne-Marie Lecoq (communication orale, 2016).
Sophonisbe
Sophonisbe s'apprêtant à boire la coupe de poison que lui a préparée son époux Massinissa : hypothèse avancée par Nello Forti Grazzini (2012).
Le sujet du tableau reste discuté.
Le tableau a été acquis comme figurant Pandore.
Il avait été republié comme une Sophonisbe (Forti Grazzini, 2012).
Une troisième hypothèse, qui prévaut aujourd'hui, serait que la figure soit en fait une Artémise s'apprêtant à boire les cendres du roi Mausole. Dans les deux cas, la figure féminine tient une coupe couverte dont on imagine qu'elle va l'ouvrir, mais la position de la coupe juste au-dessus de ce qui semble un tombeau - et non une table - plaide en faveur de cette troisième hypothèse.
Les deux sujets de Pandore et d'Artémise ont connu une grande fortune dans l'art de Fontainebleau sous Henri II (Entrée d'Henri II à Paris, Eva Prima Pandora de Cousin ; Suite des dessins de Caron formant l'histoire de la reine Artémise tissée sous Henri IV).
Selon les lectures du tableau, les motifs annexes (table ou tombeau à gauche, figures du fond dans l'encadrement de l'architecture) sont différemment interprétés.
On peut aujourd'hui émettre l'hypothèse que le tableau est en rapport avec Diane d'Anet: le bijou frontal est en effet comparable à celui de Diane dans la Fontaine de Diane provenant d'Anet conservée au Louvre. Auquel cas il se peut qu'il y ait une forme d'amalgame entre les deux Arthémise, la déesse de la chasse (Diane) et la reine d'Halicarnasse.
Dessin sous-jacent au pinceau visible au microscope (Rapport d'étude d'Élisabeth Ravaud, C2RMF, avril 2016).
L'examen du support par Élisabeth Ravaud (C2RMF, avril 2016) met en évidence des guirlandes de tension sur toute la périphérie ainsi que des marques de chassis de forme ovale qui permettent de conclure que le tableau était ovale dès sa conception.
Annotation de Sylvie Béguin sur la photographie de la Witt Library, Londres avant 1972.
Considérée sur photographie comme œuvre de Nicolo par S. Béguin (1962, p. 134 note 52 ; 1972, sous n° 1, p. 5) ), puis attribuée plutôt à son atelier par le même auteur en 2005 (sous n° 251 p. 457).
L'attribution à Nicolò lui-même est de nouveau retenue depuis 2016.
« certainement de la période française de l'artiste » [1552-1571]
Passé en vente comme « École de Fontainebleau vers 1550 » (Sotheby's, New York, 2016).
Attribué à l'atelier de Niccolo par S. Béguin en 2005 (« exécuté par un collaborateur sur la base d'une invention du maître »).
Tableau destiné à Diane de Poitiers ? Hypothèse évoquée par N. Forti Grazzini (2012) et C. Scailliérez (2017, dossier d'acquisition) au vu de deux détails : les feuilles décorant la table (ou le tombeau) et le bijou triangulaire ornant le front de la figure. Ce dernier a en effet quelques points communs (triangle, 3 pois) avec le pendentif frontal de la Diane au cerf sculptée sur un projet de Primatice pour une fontaine d'Anet (Louvre), et avec les motifs emblématiques des bordures de la Tenture de Diane.
Peut-être identifiable avec la « Pandore, figure légèrement drapée. École de Primatice », n° 260 p. 29 du Catalogue de tableaux des trois écoles dont la vente aura lieu par suite du décès de M. Armenault le lundi 6 novembre 1826 (hypothèse Cécile Scailliérez, 2022).
Vente Bassi, Milan, 1898, n° 131, pl XX (« Abate Francesco Primaticcio »).
Compare la figure féminine de la Continence de Scipion du Louvre à "la Pandora de l'ancienne collection Bassi, qui date certainement de la période française de l'artiste".
sous n°1 p. 5
p. 439 sous n° 183 et note 6 (Nicolo dell'Abate, Pandore (?))