La Vierge à l'Enfant
Statue provenant de la caisse d'un retable.
- Intervention de conservation, Aubert Gérard, 1988.
- Identification du bois, Elisabeth Krebs, 2007.
- Observation, Sophie Guillot de Suduiraut, Pantxika Béguerie-De Paepe, 2021.
Sculpture taillée dans une pièce principale de bois (tilleul), avec éléments assemblés.
- Traces de fixation dans l’étau de l’établi : sur la tête, cavité cylindrique (diamètre 3 cm environ) comblée par une pièce de bois ; dessous de la base non observé (non accessible).
- Revers évidé à l’herminette.
- Éléments assemblés à l’origine : au revers, une pièce de renfort ajoutée dans le bas de la cavité, à senestre ; probablement main droite (disparue) de la Vierge.
- Tête taillée pour une recevoir une couronne rapportée (disparue) : volume bombé réservé dans la calotte crânienne avec une dépression périphérique ; traces de gouge à lame fine sur la face et les parties latérales de la calotte.
- Importante attaque d’insectes xylophages (actuellement inactive).
- Principaux manques : bras et extrémité du nez de l’Enfant ; main droite de la Vierge (la main restituée est encore en place en 1964, car elle est mentionnée dans le catalogue de Pierre Schmitt) ; parties latérales du croissant de lune ; nombreux éclats sur les cheveux, la base, les bords des vêtements et les saillies des plis.
- Interventions postérieures (19e-20e ?) : au revers, trois pièces de bois collées et clouées, en partie dextre de la cavité, et plusieurs flipots insérés dans les fentes ; sur la face, plusieurs flipots et pièces de bois assemblées, notamment sur le drapé et dans le bas (restitution de l’extrémité du pied et de deux parties du croissant de lune) ; retailles en surface sur le drapé, en particulier à proximité des parties restituées.
Bois décapé (sculpture polychromée à l’origine) ; couche brun foncé (cire ?) postérieure aux réfections (19e-20e ?).
La Vierge à l’Enfant debout sur un croissant de lune est identifiée à la Femme de l'Apocalypse : « le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête » (Apocalypse, 12, 1). Ce type iconographique, répandu en Allemagne à la fin du Moyen Âge, évoque la croyance en L'immaculée Conception (Marie conçue exempte du péché originel).
Rhin supérieur (Oberrhein), Strasbourg.
Provenant des environs de Colmar. Date et mode d’acquisition inconnus.
p. 90, n° 114 (16e siècle, provenance inconnue).
p. 54 (Alsace).
p. 41 (Sud de l’Alsace, peut-être Colmar).