La Pietà
Numéro du catalogue de vente de 1845
attribution depuis 1845 et encore de nos jours au musée de Tachkent
Juliette Trey (comm. écrite, 2023)
Coll. du cardinal Fesch à Rome ; Rome, vente du cardinal Lambruschini (raturé ?) ; coll. Stroganoff, Saint-Pétersbourg ; musée de l'Ermitage, Saint-Pétersbourg ; envoi du musée de l'Ermitage au musée d'Art de Tachkent, Ouzbékistan
Estimé à 20 scudi dans l'inventaire après décès du cardinal Fesch
Description du catalogue de 1845 :
Ce corps inanimé est celui du divin Rédempteur qui s’est offert en sacrifice pour le salut des hommes ; sa tète et la partie supérieure du torse reposent sur les genoux de la Vierge qui l’enveloppe d’un linceul. La mort qui n’a pu ôter à ce divin visage son expression habituelle de douceur et de résignation ya laissé vivre, eu quelque sorte toutes les espérances du christianisme : aussi la douleur de Marie est morne et profonde, elle ne s’exprime pas par des larmes ; ses yeux sont attachés sur le corps de son fils avec une tristesse remplie d’espérance et de consolation.
Le génie de Champaigne semble s’être exalté dans cette composition ; nous n’en connaissons pas une autre où l’expression, le coloris et l’effet soient rendus avec plus de feu et de vigueur.
Description du catalogue de 1841 :
Sujet rendu avec intelligence et avec soin. L'aspect en est imposant ; il est de l'école française.
fol. 415 v. n° 14144. Quadro in tela alto piedi due, e mezzo largo piedi tre, e un terzo rappresentante la Pietà di Scuola Francese Scudi Venti 20
œuvre en rapport : Pietà de Charles Le Brun du musée du Louvre