L' Archange Gabriel
L' Archange Gabriel
Ce tableau, ainsi que son pendant figurant Saint André (musée de Budapest, 50.749), ont été très probablement peints pour la chapelle de los Flamencos de l'église du collège dominicain de Santo Tomás de Aquino (Séville). Gabriel n'est ici pas représenté dans une Annonciation ; néanmoins, son sceptre orné du monogramme de Marie et des lettres « AV » renvoie à sa salutation « Ave Maria » lors de cet épisode. L'ange est une figure valorisée dans l'art post-tridentin, où se développe un parallèle entre la cour céleste et la cour terrestre : Gabriel est ainsi paré de riches bijoux et d'une ceinture d'orfèvrerie. Il prend les traits d'un garçon adolescent, dont la jeunesse rappelle celle des saintes et des vierges peintes par Zurbarán et se peut se lire comme un signe de perfection divine liée à la beauté physique.
AVM
Le M est en fait le monogramme de Marie. L'inscription fait référence à la salutation de Gabriel à la Vierge lors de l'Annonciation.
Probablement peint vers 1631-1632 pour la chapelle de los Flamencos du collège dominicain Santo Tomás de Aquino (Séville) ; mis en dépôt à l'Alcázar de Séville (salle basse 2, n°62), 1810 et prélevé à cette date par le maréchal Soult (1769 - 1851) ; vendu à Paris, vente de la collection Soult, 19-22 mai 1852, n° 29 ; acquis par la Ville de Montpellier, par l'intermédiaire de Jean-Pierre Collot (1774 - 1852) et grâce à sa rente donnée à la Ville, pour le musée Fabre, 2555 francs.
cat. 15, p. 150-151.
n° 62, p. 76.
n° 52, p. 216 - 217.