Portrait d'homme
Portrait d'homme
Autoportrait
Selon Martin S. Soria, il s'agit très certainement d'un autoportrait de José Antolínez, mais cette identification ne fait pas l'unanimité.
L'attribution à José Antolínez a été proposée par Martin S. Soria qui voit, dans cet homme, le même personnage que celui portraituré par Antolínez à gauche dans le Portrait de l'ambassadeur Cornelius Pedersen Lerche et de son entourage (signé et daté, 1662, Copenhague, Statens Museum for Kunst, KMS1646). Les deux hommes présentent une grande proximité dans leurs traits, dans la coiffure et le vêtement et arborent tous deux la même moustache et le même anneau à l'oreille droite. Selon l'auteur, il s'agirait d'un autoportrait du peintre, qui par son regard et sa position dans la composition témoigne de l'influence des Ménines de Velázquez (vers 1656, Madrid, musée du Prado, P001174).
L'attribution à Sebastián Gómez provient du catalogue de la vente après décès du maréchal Soult (1769 - 1851), Paris, 16, 17 et 18 mai 1852 (n° 81). Dans sa notice du catalogue de l'exposition Trésors de la peinture espagnole, églises et musées de France (Musée des arts décoratifs, Paris, janvier - avril 1963), Jeannine Baticle émet des doutes sur à l'attribution à José Antolínez proposée par Martin S. Soria et propose de ne pas écarter complètement l'attribution à Sebastián Gómez, que l'on sait avoir été un portraitiste réputé, d'autant plus que les attributions qui figurent dans le catalogue de la vente Soult sont souvent fondées. Selon elle, il est possible que le tableau de Montpellier soit le portrait d'un Sévillan peint par Sebastián Gómez, puis vu et repris par José Antolínez dans le Portrait de l'ambassadeur Cornelius Pedersen Lerche et de son entourage de Copenhague. Le style du tableau se rapproche davantage de l'école sévillane que de la peinture de José Antolínez.
Alfred Bruyas voit dans ce tableau une œuvre de Velázquez et le lègue sous cette attribution à la ville de Montpellier. Cette attribution est reprise dans les catalogues du musée Fabre de 1879, 1890, 1904, 1910 et 1914. Elle est finalement abandonnée dans le catalogue de 1926.
Selon Martin S. Soria, cette ancienne attribution s'explique par l'influence de Diego Velázquez sur José Antolínez, particulièrement visible dans le tableau de Copenhague dont dériverait le tableau de Montpellier.
Probablement prélevé à Séville par maréchal Jean-de-Dieu Soult (1769 - 1851), vers 1810 ; Paris, vente après décès du maréchal Soult, 16, 17 et 18 mai 1852 ; vendu lors de cette vente à Paul Périer (1812-1897) ; acheté par Alfred Bruyas (1821 - 1877) puis légué par lui à la ville de Montpellier pour le musée Fabre en 1876.
n° 169, p. 53.
p. 121.