L' Adoration des rois mages
L' Adoration des rois mages
Il s'agit d'une copie d'après L' Adoration des rois mages de Francisco de Zurbarán (aujourd'hui conservée au musée de Grenoble, MG 1325).
L'œuvre originale provient du retable principal la Chartreuse de Nuestra Señora de la Defensión, à Jerez de la Frontera et avait été prélevée en 1810 et envoyée à Madrid sur ordre de Joseph Bonaparte (1768 - 1844). En 1813, elle fait partie du « cadeau à l'Empereur » adressé par Joseph Bonaparte à son frère et arrive en France pour être exposée au musée Napoléon. Restituée à l'Espagne en 1815, elle est achetée en 1837 par le baron Taylor (1789 - 1879) et à nouveau envoyée à Paris pour être exposée à partir de 1838 dans la Galerie espagnole de Louis-Philippe (1838-1848), où elle se trouve en 1847 lorsque cette copie est réalisée.
Notre copie est envoyée au Bastit en 1848, dont l'église paroissiale a été reconstruite environ trois ans plus tôt, vers 1845.
Une première attribution d'un tableau, représentant une Crucifixion, de grande taille, est ajournée en 1845. Un deuxième tableau est alors commandé en 1846 à Désirée-Angéline Jeanron, née Sirey (? - ?), une Vierge au chapelet, copie d'après Bartolomé Esteban Murillo (1617 - 1682), mais les dimensions de cette œuvre ne semblent pas convenir à la commune qui refuse ce tableau en 1847. Il est alors passé commande du tableau de Zurbarán à Hippolyte-Benjamin Adam. Cette copie est achevée en 1848 pour un prix de 1200 francs. Ce tableau est alors attribué et déposé en 1848 à l'église Saint-Blaise du Bastit en remplacement du tableau de la Vierge au chapelet de Désirée-Angéline Jeanron qui est attribuée par transfert à l'église de Martel (voir Archives Nationales, série F21).
dépôt du Centre national des arts plastiques (CNAP) à la commune du Blastit
Numéro d'inventaire du FNAC
bas-côté sud, à droite en entrant
référence du dépôt
toile constituée d'un seul lé
Achat par commande de l'État à Hippolyte-Benjamin Adam, 1847 ; payé au peintre pour 1200 francs et envoyé la même année en dépôt à l'église Saint-Blaise du Bastit (Lot), 1848.
œuvre originale