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Dunand, Jean (1877 - 1942)

Identification
NOM
Dunand, Jean
Sexe masculin
Nationalité Suisse
Naissance 1877
Genève  
né à Lancy dans le canton de Genève
Décès 1942
Paris  
Coordonnées
Activité
PROFESSION-ACTIVITES
décorateur   orfèvre   ciseleur   sculpteur  
Après des études à l'Ecole des Arts industriels de Genève, Jean Dunand arrive à Paris vers 1897 et travaille chez le sculpteur Jean Dampt, admirateur de Ruskin et du mouvement des Arts and Crafts. Jusqu'en 1902, il pratique exclusivement la sculpture puis aborde vers 1903 le travail du métal. Il expose ses premiers vases en 1905. La dinanderie utilise toutes sortes de métaux qui sont repoussés au marteau : le cuivre, l'acier, l'étain, le plomb et l'argent. Ses formes métalliques appartiennent au répertoire de l'Art Nouveau, mais des les années 1910, Jean Dunand crèe des vases aux formes plus pures, aux décors plus discrets et moins naturalistes. Il s'intéresse aux patines à base d'acides ou aux incrustations de métaux. En 1912, il s'initie à la technique de la laque. Lorsqu'il reprend ses activités artistiques en 1919, Dunand est en possession d'un nouveau métier qu'il exerce parallèlement à celui de dinandier. Le support de la laque étant le bois, Jean Dunand installe un atelier de menuiserie, rue Hallé, où il fabrique des paravents, des tables, des sièges aux formes simples, qu'il recouvre de laques unies ou décorées d'incrustations, de nacre, de pierre ou de coquille d'oeuf. En 1925, il se voit confier la décoration du fumoir de l'ambassade française, qu'il orne de panneaux et de meubles en laque. Il collabore également avec d'autres décorateurs : Pierre Legrain, Eugène Printz, Jacques-Emile Ruhlmann, réalisant la laque de leurs meubles. Ses motifs vont de l'anecdote la plus familière aux décors géométriques les plus strictes comme aux thèmes inspirés de l'art nègre. Ses vases fuselés ou boules dans les années 1920-1930 sont recouverts de décors géométriques, rehaussés de couleurs éclantantes.
La première intervention de Dunand dans le domaine de la bijouterie a lieu pendant la première guerre mondiale, au moment où il conçoit vers 1914 des boitiers de montre à décor rayonnant, réalisés en acier incrusté de différents métaux de couleur. Les autres bijoux - colliers, bracelets manchettes, boucles d'oreilles - en oréum et laque que Dunand réalise sont pour la couturière et modiste Madame Agnès, pour qui il aménage un boudoir, peu après 1925. Il réalise d'ailleurs un portrait de la jeune femme, où il lui fait porter des sortes de colliers africains Mangbetou, empilement d'anneaux en argent, dont les formes ont inspiré ses propres bijoux.
Liens
Documentation
ARCHIVES
Mentions d'archives Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art, collections Jacques Doucet [Autographes 029, 25]
Mentions d'archives Fondation Custodia [[160]]
Mentions d'archives Bibliothèque nationale de France - Département des Estampes et de la photographie [SNR boîte 247]
AUTRES SOURCES

Source : base de données en ligne des collections du musée des arts décoratifs de Paris
Gestion documentaire
Source / Licence source : Institut national d'histoire de l'art (France) - licence : Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Base(s) de données Guide des archives de l’art conservées en France (XIXe-XXIe siècles), GAAEL - INHA
Documents d'archives et documents photographiques de la Bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art - INHA
Référence notice INHA__PERSONNES__110981
Permalien https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/002110981
Saisi le 26/10/2005 00:00:00
Modifié le 22/07/2020 11:37:13
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Fonds d'archives   

Etat : Publiée (15/03/2011)

Saisi par: Dartiguenave, Elisabeth (26/10/2005)

Modifié par: system (22/07/2020)