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FR-LAM-ARCH-LT - Fonds Louise Tournay (1924 - 2003) - fonds - Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut


Identification
Classé sous fonds - Autres fonds conservés en France -  
Notice courante FR-LAM-ARCH-LT - Fonds Louise Tournay (1924 - 2003) - fonds
Contient ... - série - FR-LAM-ARCH-LT-AP-01/LT1 - Archives personnelles (1925-1995)  
- série - FR-LAM-ARCH-LT-PC-01/LT2 - Presse et correspondance (1976-1998)  
+ série - FR-LAM-ARCH-LT-PO - Photographies d'oeuvres (1976-2003)  
+ série - FR-LAM-ARCH-LT-PPF - Photographies personnelles et familiales (1924-2003)  
Cote FR-LAM-ARCH-LT
Dates (texte) 1924 - 2003
Lieu de conservation Europe / France / Hauts-de-France / Nord / Villeneuve-d'Ascq / Lille Métropole Musée d'art moderne, d'art contemporain et d'art brut  
Contexte
Tournay, Louise (1er mai 1925 - 25 janvier 2010) - producteur (archives)  
Teller, Claire (1928 - ) - producteur (archives)  
Histoire administrative/notice biographique BIOGRAPHIE :

Louise Tournay, couramment surnommée Loulou, est née le 1er mai 1925 à Monceau dans les Ardennes belges. Elle vient d’une famille d’officiers supérieurs et de magistrats par sa mère. Son père, décédé en 1959, est agronome licencié.

Après des études médicales, elle travaille comme garde-malade à partir de 1954, par vocation, car dès son enfance elle s’est passionnée pour la médecine. Elle soigne alors ses malades à domicile, surtout des personnes atteintes de cancers. Au chevet de ses malades, elle écrit un livre, Hantise, qui évoque l’importance des traumatismes psychiques et leur influence sur le traitement du cancer.

En 1966, elle se marie avec Emile Lavallée qui est le chef du personnel d’une librairie de Liège. Elle cesse alors son activité de garde-malade. A partir de 1963, Emile l’initie à la musique classique. Cette dernière l’inspire profondément et lui suggère des ballets imaginaires, des textes et enfin des sculptures. De 1973 à 1976, elle suit des cours du soir tournés vers le modelage et la sculpture à Hazinelle. Elle est immédiatement séduite par le contact avec la terre humide qui lui semble « tellement vivante, semblable à la chair humaine ». La terre cuite devient, dès lors, son matériau de prédilection. Elle termine ses trois années d’études sous « l’oeil indulgent » de son professeur monsieur Gilles. En 1977, elle entre à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Liège, dans la classe des sculpteurs Mady Andrien et Michel Lents. Si l’ambiance de l’académie est «très fraternelle», elle s’aperçoit néanmoins qu’elle est réfractaire au travail imposé. Les formes abstraites, les bustes d’après des modèles en plâtre ou les dessins préparatoires qu’on lui demande alors de produire la laissent perplexe. Après de nombreuses tentatives infructueuses, ses professeurs la laissent alors faire à sa guise. C’est grâce au cours de caricature de monsieur Léon Remy qu’elle apprend à « mieux voir les signes du faciès humain ». Elle se met alors à sculpter des séries de personnages de 15 à 25 cm de haut auxquels elle donne des titres. Puisant dans sa mémoire, elle sculpte les figures de son enfance : les villageois, le curé, l’institutrice, la religieuse ou encore le maire et la mairesse. Elle réalise également des dessins automatiques au marqueur noir. Est mentionnée la partie du corps sollicitée pour les réaliser : les deux mains, les pieds, la bouche, etc.

Ses dessins ont été publiés dans diverses revues, notamment dans Paraclet : dessins automatiques de Loulou de l’Atelier de l’Agneau (1998), dans Kitoko Jungle Magazine (1991), ou encore dans la revue autour du signe graphique, Asemic. Aujourd’hui, ses œuvres sont conservées au musée du LaM de Villeneuve d’Ascq et au musée de la Collection de l’Art Brut de Lausanne.
Louise Tournay est décédée le 25 janvier 2010 à Liège.

Expositions :

En Belgique :
1973 Cirque d’Hiver, Liège.
1982 Cirque d’Hiver, Liège.
1984 Bibliothèque communale, Verviers.
1985 La Courte Echelle.
1986 Maison des artistes.
1988 Centre Rops, Bruxelles
1991 Milmort avec Robert Varlez, Liège

En France :
1981-1982 Maison de la Culture, Aulnay sous bois, exposition de groupe « Jardins Barbares »
1983 Forum des Halles, Paris.
1986 Eymoutiers
1987 Maison de la Culture, Blanc-Mesnil.

En Allemagne :
Werkraum Godula Bucholz, Munich

Œuvres acquises :
Musée de l’Art Brut, Lausanne, Suisse
L’Aracine, Neuilly-sur-Marne, puis donation en 1999 au Musée d’Art moderne, d’Art contemporain et d’Art brut de Villeneuve d’Ascq (LaM)
Werkraum Godula Bucholz, Munich

INTERET DU FONDS :

Tout d’abord, il est passionnant de confronter ce fonds avec la section qui est consacrée à Louise Tournay dans les archives de l’Aracine. Ceci est particulièrement vrai pour la correspondance. Il est très éclairant de suivre le fil des échanges épistolaires entre Claire Teller et Louise, les lettres de Claire dans le fonds de Louise, celles de Louise dans celui de l’Aracine. Ses lettres à Claire permettent notamment de dresser un portrait d’elle emprunt d’humour et de modestie. La correspondance montre aussi les liens d’amitié qui l’unissaient à Madeleine Lommel qui lui donne ses impressions sur ses sculptures. Michel Thévoz lui adresse également de nombreuses lettres et n’hésite pas à lui demander son avis sur la critique d’un livre.

Parmi les éléments biographiques, l’entretien, particulièrement riche, aborde sa manière de travailler la terre et présente aussi une analyse de certaines de ses statuettes. Son petit carnet de garde-malade vient témoigner de ce qu’on pourrait appeler sa première vie, au chevet des patients atteints de cancers. Le côtoie un petit carnet de recettes manuscrites.

C’est aussi un véritable engouement du couple Lavallée-Tournay pour la photographie que l’on perçoit. On est frappé par leur abondance (plus de 7200) et leur classement minutieux et ordonné. Se décèle aussi un goût pour la mise en scène et le théâtre comme en témoignent les quelques albums où Emile déguisé, joue un rôle, caricature un sentiment ou un personnage type. Ces poses burlesques ne vont pas sans faire écho aux statuettes de Louise.

Les quelques mini-revues présentes dans le fonds viennent faire dialoguer ses dessins automatiques et son attrait pour le signe graphique avec les dessins d’autres artistes.
Histoire de la conservation Le Fonds Louise Tournay a été réuni par Claire Teller en 2010, à la mort de l'artiste, à partir des archives qu'elle conservait chez elle à Liège, rue Henri Vieuxtemps. Claire Teller en a fait don la même année au LaM de Villeneuve-d'Asq.
Claire Teller entretenait une amitié avec Louise et a correspondu avec elle durant plusieurs années. Cofondatrice de l’association L’Aracine en 1982, elle a notamment œuvré pour exposer les statuettes de Louise lors d'expositions organisées par l’association.
Modalités d'entrée
don
don par Claire Teller en 2010
Conditions d'accès et utilisation
Statut juridique archives privées
Communicabilité communication soumise à autorisation
Conditions de reproduction reproduction soumise à autorisation
Sources complémentaires
Notes
Gestion documentaire
Copyright notice source : Institut national d'histoire de l'art (France) - licence : Attribution 4.0 International (CC BY 4.0)
Rédacteur Maëlle Fourt
Base(s) de données Guide des archives de l’art conservées en France (XIXe-XXIe siècles), GAAEL - INHA
Référence notice INHA__ARCHIVE__41275
Permalien https://agorha.inha.fr/inhaprod/ark:/54721/00541275
Saisi le 30/05/2013 09:42:05
Modifié le 25/08/2014 10:52:55