Retable du Rosaire
Retable du Rosaire
Ce retable fut sans doute commandé pour l'église Saint-André d'Évol, suite à la fondation, le 4 novembre 1577, de la confrérie de Notre-Dame du Rosaire, première confrérie du Rosaire dans le Roussillon et en Cerdagne dont nous ayons la trace. Il était destiné à une chapelle du Rosaire, préexistante à la fondation de la confrérie, qui devait être éclairée jour et nuit et décorée, le jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire, de chapelets et d'images de la Vierge Marie (voir Archives Départementales des Pyrénées-Orientales, 175J27, cité par Adrià Vázquez Vives, 2022, p. 204 - 205).
Les panneaux peints entourent une sculpture de la seconde moitié du XVe siècle, sans doute réemployée au moment de la réalisation du retable.
Sur la prédelle, cinq panneaux représentent, de gauche à droite : le Christ au mont des Oliviers, la Flagellation du Christ, la Crucifixion, le Couronnement d'épines et le Portement de Croix.
La partie gauche du corps centrale se compose des scènes de l'Annonciation, de la Visitation et de la Nativité (de haut en bas), auxquelles répondent, sur la partie droite, la Résurrection, Jésus parmi les docteurs et la Circoncision. Toutes ces scènes, exceptée la Résurrection, font parties des Mystères Joyeux du Rosaire. La Résurrection, quant à elle, est un Mystère Glorieux.
Enfin, la partie supérieure présente quatre Mystères Glorieux : la Pentecôte, l'Assomption et l'Ascension, surmontés du Couronnement de la Vierge.
Dans la scène de l'Annonciation, l'archange Gabriel est copié d'après une gravure de Marcantonio Raimondi reprenant une composition de Raphaël (Rome, musées du Vatican).
1578
Retable du Rosaire
La date de 1578 est inscrite dans la scène de l'Assomption, au centre de l'entablement. Le retable a donc été peint dans un lapse de temps assez court, entre la fondation de la confrérie du Rosaire, le 4 novembre 1577, qui motiva sa commande, et la fin de l'année 1578.
L'attribution au duo Antoni Peitavi et Miquel Verdaguer se fonde sur des critères stylistiques.
Sans doute commandé par la Confrérie du Rosaire d'Évol pour l'autel de la chapelle du Rosaire de l'église Saint-André d'Évol, 1577 - 1578 ; conservé in-situ.
p. 204-209.